Les cellules neuropodes différencient sucres et édulcorants et guident notre préférence pour le sucre

Julien Hernandez - Futura Sciences - 24/01
Des chercheurs américains ont réalisé une série d'expériences qui démontre que des cellules de l'intestin récemment découvertes sont responsables de la préférence marquée des mammifères pour le...

Des chercheurs américains ont réalisé une série d'expériences qui démontre que des cellules de l'intestin récemment découvertes sont responsables de la préférence marquée des mammifères pour le sucre comparé aux édulcorants.

L'intestin possède des cellules sensorielles et communique avec le cerveau. Ces deux états de fait ne sont pas une nouveauté. À la fin des années 1860, l'idée germait déjà dans la tête de certains histologistes. Après avoir observé de telles entités sur la langue, ce fut le cas dans l'intestin grêle. En 1902, des scientifiques découvrirent la première hormone sécrétée par les cellules intestinales : la sécrétine. Presque 40 ans plus tard, on assistait à la naissance de l'endocrinologie intestinale. Pourtant, il faudra attendre encore cinquante ans pour que les récepteurs du goût présents au niveau de certaines cellules de l'intestin soient mis en évidence. Encore plus récemment, en 2015, des scientifiques ont découvert que certaines cellules sécrétrices de l'intestin étaient reliées par une architecture synaptique à certains nerfs.

Désormais, on sait que ces cellules engendrent une activité électrique en réponse à des stimuli extérieurs, typiquement la présence de nutriments. Ces cellules se distinguent donc des cellules sensorielles uniquement sécrétrices d'hormones par leur capacité à former des synapses. Pour les distinguer, on utilise le terme de cellules neuropodes. Aussi, depuis l'avènement des édulcorants, on sait que notre appétence se dirige préférentiellement vers le sucre et que la chimie qui se déroule au sein de la langue n'est pas suffisante po...
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