Les 3 points à retenir
En 1988, le roboticien autrichien Hans Moravec a fait remarquer que les machines étaient capables de gérer facilement de nombreuses tâches cognitives complexes (comme jouer aux échecs ou résoudre des preuves mathématiques). Mais aussi qu'elles avaient du mal à maîtriser les compétences motrices les plus rudimentaires (ramasser un verre ou traverser une pièce, par exemple).
Près de 40 ans plus tard, le paradoxe de Moravec, comme on l'appelle aujourd'hui, est plus vrai que jamais. Les systèmes d'IA modernes sont capables d'accomplir un nombre impressionnant de prouesses intellectuelles. Mais nous sommes encore loin de routes remplies de véhicules autonomes.
Cette dichotomie se reflète dans une récente étude de Microsoft, qui met en évidence les 40 catégories d'emplois les plus susceptibles d'être remplacées par l'IA.
Selon ce rapport, qui n'a pas encore fait l'objet d'un examen par les pairs, les emplois les plus menacés sont ceux qui reposent sur la collecte, la synthèse et la communication d'informations, domaines dans lesquels les systèmes modernes d'IA générative excellent : traducteurs, commerciaux et responsables de service client, rédacteurs et journalistes, politologues, etc.
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