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Breakingviews - Poutine sera confronté à des choix difficiles si la guerre en Ukraine se prolonge
Hugo Dixon - Reuters -
09/12
Vladimir Poutine ne s’arrêtera que s’il est arrêté. Si l’Ukraine ne parvient pas à tenir la ligne de front, le président russe ne sera pas incité à mettre fin à la guerre qu’il a déclenchée. Ses troupes continueront d’avancer jusqu’à ce qu’elles soumettent Kiev.
LONDRES, 9 décembre (Reuters Breakingviews) - Vladimir Poutine ne s'arrêtera que s'il est arrêté. Si l’Ukraine ne parvient pas à tenir la ligne de front, le président russe ne sera pas incité à mettre fin à la guerre qu’il a déclenchée. Ses troupes continueront d’avancer jusqu’à ce qu’elles soumettent Kiev.
Mais si l’Ukraine parvient à arrêter la Russie sur le champ de bataille, d’autres scénarios s’ouvriront. Même si Moscou peut probablement lutter pendant longtemps, les coûts augmenteront – surtout si l’inflation continue de croître ou si le prix du pétrole baisse. Un plan occidental crédible de soutien à Kiev pourrait alors amener le président russe à la table des négociations et contribuer à garantir un accord de cessez-le-feu décent.
Il est peu probable que l’économie de guerre russe s’effondre. Mais Poutine pourrait être confronté à des choix difficiles si les combats se prolongent pendant plusieurs années encore.
En particulier, il devra peut-être imposer des prix et des taxes plus élevés à la population – sans parler d’envoyer davantage de jeunes hommes à la mort. Il pourrait également devoir réduire les dépenses publiques en matière de sécurité sociale, d’éducation et de santé. S’il réduit les subventions pour protéger l’économie des taux d’intérêt élevés, les ménages pourraient avoir des difficultés avec leurs prêts hypothécaires et certaines entreprises pourraient faire faillite.
Un tel scénario n’est pas une fatalité. Et même si cela se concrétise, Poutine ne demandera pas la paix. Bien que le peuple russe préfère la paix à la guerre, il ne veut pas d’un accord qui humilierait le pays, suggèrent les sondages d’opinion, ouvrant un nouvel onglet.
De plus, le président russe n’est pas obligé de faire ce que veut le peuple, car il n’a pas de rivaux politiques. Cela dit, la perspective d’une douloureuse guerre d’usure pourrait le rendre plus ouvert au compromis si le président américain élu Donald Trump lance des pourparlers de paix l’année prochaine.
MAXI
Même si le Fonds monétaire international prévoit une crois... [Courte citation de 8% de l'article original]
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