Hausse des prix : Carrefour opte pour le "name and shame" et retire des marques des rayons

LCI - 05/01
[VIDÉO] - Le bras de fer se poursuit entre les géants de la distribution et les industriels.Alors que l'inflation sur les produits alimentaires a atteint 7,1% en décembre, Carrefour a décidé de ne plus vendre les produits de PepsiCo.Le groupe français justifie cette action face à une hausse de prix jugée "inacceptable".

Le bras de fer se poursuit entre les géants de la distribution et les industriels.
Alors que l'inflation sur les produits alimentaires a atteint 7,1% en décembre, Carrefour a décidé de ne plus vendre les produits de PepsiCo.
Le groupe français justifie cette action face à une hausse de prix jugée "inacceptable".

Dans plusieurs supermarchés ce vendredi matin, des rayons sont vides et la raison est clairement revendiquée. Sur ses affiches, l'enseigne Carrefour dénonce des hausses de prix inacceptables et retire tous les produits du groupe PepsiCo de son catalogue. Des sodas, des chips, du thé, ou encore des céréales. "Ce sont les deux dernières boites de cette marque, ça m'embête de ne plus les trouver ici", affirme une cliente. "Si je trouve pas, j'irai voir chez le voisin !", lance un autre.

On a réduit notre assortiment pour faire plier les industriels
Un acteur de la grande distribution

D'après nos informations, PepsiCo aurait demandé une hausse de 7% en moyenne. Refus catégorique et décision radicale, la marque ne sera plus distribuée par Carrefour dans ses magasins, partout en France, mais aussi en Belgique, en Italie et en Espagne. Une décision saluée par certains clients, dans la vidéo en tête de cet article. 

Face à la hausse des prix réclamée par les industriels, la grande distribution sort ses armes : déréférencer les produits, et afficher publiquement les marques : la méthode du "name and shame". Le groupe Leclerc y pense. Une autre enseigne nous confie que le bras de fer est très fort cette année. "Ce type d'action permet de prendre le consommateur à partie", ajoute-t-elle.

Un autre représentant est, lui, plus mesuré. "On a réduit notre assortiment pour faire plier les industriels... mais ils s'en fichent", se désole-t-il. Du côté des industriels, les méthodes des géants de la distribution ne plait pas du tout. "Tous se mettent à ce genre de coup de com' ! Ça pèsera dans un coin de notre tête pour la fin des négociations", menace un acteur de l'industrie alimentaire. 

  • Lire aussi

    "On ne peut pas l'accepter" : la hausse des prix, cœur du bras de fer entre grande distribution et industriels

"Un fournisseur a toujours intérêt à travailler avec tous les distributeurs. Par contre, il ne peut pas le faire avec n'importe quelles conditions", explique Jean-Philippe André, président de l'association nationale des industries alimentaires. Cette année, les négociations commerciales ont été avancées par le gouvernement, elles dureront jusqu'à fin janvier. 

La rédaction de TF1info | Reportage : Eléonore Payro, Pierre Corrieu, Quentin Danjou

Sur lemême thème

  • #Le 20h
  • #Alimentation
  • Conso et tendancesInflation : les prix s'envolent
Voir plus

ToutTF1 Info

Les + lusDernière minuteTendance
  • 1
    "On a un peu la haine" : 16 ans après avoir été licenciés, ils doivent rembourser leurs indemnités
  • 2
    Composition du beurre : la Répression des fraudes met en garde une trentaine d'industriels
  • 3
    TÉMOIGNAGE TF1 - Attentat de Trèbes : 6 ans après, l'otage sauvée par Arnaud Beltrame témoigne
  • 4
    INFO TF1 - Incendie mortel à Bagnères-de-Bigorre : l'ex-compagne d'un rugbyman arrêt...
    [Courte citation de 8% de l'article original]
Loading...