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« J’ai arrêté de m’épiler, et le monde a continué de tourner »
Laurane Rose - Huffpost FR -
18/05
Laurane Rose a 23 ans et ces six dernières années, elle a arrêté progressivement de s’épiler le corps et le visage. Elle raconte comment elle s’est libérée de ses complexes, mais aussi les paradoxes et les rappels à l’ordre qui viennent avec ce choix.
Photos personnelles de Laurane Rose Laurane Rose
Photos personnelles de Laurane Rose
« J’en ai eu assez de consacrer du temps et de l’énergie à m’épiler » raconte Laurane Rose
TÉMOIGNAGE - Je me souviens très bien de la première fois que j’ai épilé mon mono sourcil. J’avais 11 ans et en sortant de mon rendez-vous chez l’esthéticienne, je me suis dit « Maintenant, je suis belle ».
Dans les années qui ont suivi, j’ai beaucoup complexé sur ma pilosité. Je suis très brune, et très poilue : les poils sur mes jambes sont très foncés, j’ai des sourcils très épais, un duvet assez visible au-dessus des lèvres, des poils sur les mains ou les avant-bras… Des zones du corps qu’on n’a pas l’habitude de représenter poilues chez les femmes. J’étais persuadée que j’étais anormale et que si les poils sur les jambes ou les aisselles étaient communs, le reste de mon corps n’était pas féminin. Il m’a fallu du temps pour comprendre que tous les physiques étaient dans la nature, mais qu’ils n’étaient pas tous montrés et valorisés de la même façon.
« J’en ai eu marre de passer du temps et de l’énergie à me raser »
J’ai passé presque toute mon adolescence à me raser les jambes, les aisselles, à m’épiler les sourcils et... [Courte citation de 8% de l'article original]
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