Les sondages le donnaient second pendant des semaines. Recep Tayyip Erdogan aura finalement frôlé la majorité absolue, avec 4 points d’avance sur son rival. Au final, le président sortant (Parti de la justice et du développement, AKP) a obtenu 49,24 % des voix, contre 45,06 % pour son adversaire Kemal Kiliçdaroglu (Parti républicain du peuple, CHP). Les deux candidats à la présidentielle turque s’affronteront donc pour un second tour, dimanche 28 mai.
La soirée électorale du 14 mai en Turquie, où se jouaient les élections présidentielle et législatives du 14 mai en Turquie, s'est déroulée sans incident notable. Elle a surtout été marquée par une bataille des chiffres, un score-surprise du candidat nationaliste Sinan Ogan (5,28%), et des retards de résultats attribués aux contestations de l’AKP. L’OLJ fait le point sur les quatre leçons à retenir de cette échéance.
La résilience d’Erdogan
Recep Tayyip Erdogan a créé la surprise avec son score élevé (49,39%). Fin mars, un sondage d’Aksoy Research le créditait de 44,1% des intentions de vote, loin derrière son rival Kiliçdaroglu et ses 55,6 %. Le reïs paraissait fragilisé par la crise économique, marquée par un taux de chômage élevé, une dévaluation de la livre turque et une inflation galopante. Sa gestion du séisme du 6 février, catastrophique à ses débuts, avait suscité des critiques, l’aide peinant à atteindre certaines régions sinistrées. Malgré tout, l’écart entre lui et M. Kiliçdaroglu s’est finalement resserré début mai...
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