Les craquelures d'un tableau sont ce que les empreintes digitales sont à l'être humain, uniques à chaque œuvre. Elles n'échappent pas aux lois de la physique et de la mécanique : ainsi en est-il de celles qui suivent la tension sur la toile ou celles exercées sur les fibres du support en bois, inhérentes aux variations de la température. De même, le coup de pinceau imprime-t-il sa pression, son relâchement, son hésitation, sa direction… Sans l'altérer, l'imagerie multispectrale désosse un tableau, de l'identification des pigments à l'épaisseur ou la superposition des couches. Elle permet aussi de contrôler la stabilité des craquelures et la conservation des chefs d'œuvre.
[EN VIDÉO] Un scanner au graphène dévoile la face cachée d'œuvres d'art Certaines œuvres d’art, comme les tableaux par exemple, sont souvent constituées de plusieurs couches de...
C’est bien Mona Lisa que vous voyez sur cette image ci-dessous, entièrement faite de fissures et de craquelures. Même sans les couleurs, les motifs de fissures diffèrent selon les pigments et les liants. On peut même voir les fissures dans la profondeur du tableau, par exemple sur le front, dont les fissures parallèles se distinguent bien de celles du paysage ou du ciel qui n’ont pas d’orientation particulière.
[Courte citation de 8% de l'article original]