Les derniers sondages laissent présager une course très serrée. Entre le président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan et son principal concurrent, Kemal Kiliçdaroglu, à la tête d'un parti social-démocrate et laïque CHP, les sondages donnent un léger avantage pour le leader de l'opposition. Pour la première fois, celle-ci présente un front uni, ambitionnant ainsi d’emporter l’élection présidentielle dès le 1er tour qui se tient ce 14 mai.
VUE DE GRÈCE
La Turquie "a tout à gagner à se rapprocher de la Grèce, de l'Europe et de l'Occident", a estimé dimanche Kyriakos Mitsotakis, le premier ministre grec sortant, dans une interview au journal Kathimerini, alors que toute la Grèce scrute les élections dans le pays voisin.
"Nous sommes ouverts au dialogue pour construire un agenda positif qui aura un intérêt pour nous tous dans le domaine du commerce, de la culture, de l'environnement", a-t-il poursuivi. "Mais nous ne sommes pas naïfs (...) Pour une amélioration réelle de notre relation, il faut que la Turquie accepte de résoudre nos différents en se basant sur le droit international et le droit de la mer", a ajouté le Premier ministre sortant.
DES ENJEUX CRUCIAUX
L'issue du scrutin présidentiel qui se joue en Turquie ce dimanche aura des conséquences sur le pays, évidemment, mais également au plan international. Ankara jouant un rôle important dans la lutte contre l'immigration illégale ou encore dans les relations avec la Russie. On vous explique ici les enjeux ⤵️
ILS ONT VOTÉ
Erdogan et Kiliçdaroglu se sont rendus aux urnes. Le président sortant a déclaré qu'il souhaitait "un avenir profitable au pays et à la démocratie turque", quand son principal adversaire, Kemal Kiliçdaroglu, a de son côté dit : "La démocratie nous a manqué à tous".
REPORTAGE
Comment les 5,2 millions de jeunes qui doivent se rendre aux urnes pour la première fois, vont-ils réagir, eux qui n'ont connu que le règne d'Erdogan et sa dérive autocratique depuis les grandes manifestations de 2013 et le coup d'Etat raté de 2016, qui a déclenché des dizaines de milliers d'arrestations. Notre équipe est allée à leur rencontre.
QUE DISENT LES SONDAGES ?
Les dernières enquêtes d'opinion laissent présager une course très serrée entre ces deux prétendants, avec un léger avantage pour le leader de l'opposition, qui présente pour la première fois un front uni. La semaine dernière, Konda, considéré comme le plus fiable des instituts de sondage turcs, donnait Kiliçdaroglu en tête avec 49.3% des intentions de vote, contre 43.7% pour Erdogan. Un des candidats, Muharrem Ince, s'est désisté depuis... renforçant ainsi les chances de Kemal Kiliçdaroglu.
Our note on the Elections on May 14th: https://t.co/hO4aXDOtna pic.twitter.com/DKsTIKKqHN — KONDA Research and Consultancy (@kondaresearch) May 11, 2023
VERS UN DUEL SERRÉ
Polarisé entre les deux principaux candidats, le président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan, 69 ans, au pouvoir depuis vingt ans, et son adversaire Kemal Kiliçdaroglu, 74 ans, à la tête d'un parti social-démocrate et laïque CHP, le pays doit accorder à l'un des deux au moins 50% des voix plus une pour assurer sa victoire au premier tour. Son portrait est à lire ici ⤵️
JOUR D'ÉLECTION
Un siècle après la fondation de sa République, une Turquie profondément divisée a commencé dimanche à se rendre aux urnes pour choisir son nouveau président et renouveler son parlement.
Pour y parvenir, le pays doit accorder à l'un des deux au moins 50% des voix plus une, comme Erdogan lui-même l'avait fait en 2018. Ce dernier, au pouvoir depuis plus de vingt ans, a d'ailleurs promis de respecter le verdict des urnes, surveillées par des centaines de milliers de scrutateurs des deux camps, dont il a toujours tiré sa légitimité. En cas de ballotage, un second tour sera organisé le 28 mai.
64 millions d'électeurs, qui élisent également leur Parlement, sont inscrit...
[Courte citation de 8% de l'article original]