Le véhicule d'une maire bretonne saboté, une enquête ouverte

LCI - 12/05
[VIDÉO] - Une enquête a été ouverte à la suite de la plainte de la maire de Plougrescant (Côtes-d'Armor). L'édile a constaté que les freins de son véhicule ont été sectionnés.

Une enquête a été ouverte à la suite de la plainte de la maire de Plougrescant (Côtes-d'Armor).
L'édile a constaté que les freins de son véhicule ont été sectionnés.

Le parquet de Saint-Brieuc a annoncé, ce vendredi 12 mai, l'ouverture d'une enquête pour établir les circonstances du sabotage du véhicule de la maire de Plougrescant (Côtes-d'Armor), Anne-Françoise Piédallu. Pour l'heure, "les résultats des premières investigations ont démontré que quatre flexibles de freins avaient été délibérément sectionnés", précise le procureur de la République Nicolas Heitz. 

Déjà victime de faits similaires

Cette procédure fait suite au dépôt d'une plainte contre X, mardi, de la part de l'édile. Elle dénonce "des faits commis à son encontre et pouvant être qualifiés de tentative d’homicide et de menaces de mort réitérées", affirme le magistrat, dans un communiqué. "À l’appui de sa plainte", l'élue de la commune d'environ 1200 habitants expliquait que "la veille, alors qu’elle démarrait son véhicule, elle avait constaté un défaut de freinage et l’absence de résistance au niveau de la pédale de frein". Le garagiste a alors constaté que "les flexibles avaient été coupés à l’aide d’une pince", indique le texte. 

Par ailleurs, l'intéressée a assuré avoir "été victime d’un évènement similaire antérieurement, une des roues avant de son véhicule ayant été desserrée". Elle a fait également état de "tensions avec certains de ses administrés" ainsi que de "propos menaçants qui auraient été tenus à son encontre, indirectement, devant des employés".

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Le ou les auteurs de ces faits restent, à ce jour, inconnus. Ils interviennent dans un contexte dans lequel de nombreux élus, dont le président de la République Emmanuel Macron, ont exprimé ces derniers jours leur indignation après la démission du maire de Saint-Brevin-Les-Pins (Loire-Atlantique), Yannick Morez, sous la pression de l'extrême droite. À la suite de cette démission, le gouvernement a annoncé vendredi le lancement d'un centre "d'analyse et de lutte contre les violences faites aux élus" afin d'améliorer leur protection. 

M.G avec AFP

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