Le maire de Saint-Brevin a-t-il été « lâché » par l’État ?

Ouest France - 11/05
La démission du maire de Saint-Brevin (Loire-Atlantique) embrasse trois thématiques brûlantes : les violences subies par les élus, l’accueil des migrants et la place grandissante de l’extrême droite dans l’espace public.

Le maire de Saint-Brevin, Yannick Morez, a remis sa démission au préfet, mardi 9 mai, un mois et demi après l’incendie criminel (1) de son domicile. Un acte survenu dans un climat de vives tensions dans cette station balnéaire de Loire-Atlantique où l’actuel Centre d’accueil de demandeurs d’asile (un Cada de 110 places) doit déménager dans un quartier résidentiel, à proximité d’une école primaire.

L’État a-t-il « abandonné » le maire de Saint-Brevin, Yannick Morez ?

C’est ce que dénoncent de nombreux politiques de tous bords, de l’extrême gauche à l’extrême droite. C’est également ce que ressent le principal concerné.

Des élus locaux en première ligne et une préfecture plutôt discrète malgré la montée en tension de ces derniers mois : la mairie a parfois eu l’impression d’être « lâchée » par l’État, pourtant à l’origine de ce projet de transfert de Cada.

« L’État a été présent, même si nous ne faisons pas des communiqués de presse, se défend le préfet de Loire-Atlantique, Fabrice Rigoulet-Roze. Quan...
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