Saint Omer : un film de procès aussi implacable qu'impressionnant [critique]

Première - 21/11
Pour sa première fiction, Alice Diop s’interroge sur les mystères qui ont poussé une femme à l’infanticide. Les forces de l’incarnation et de la mise en scène sont foudroyantes.

Pour sa première fiction, Alice Diop s’interroge sur les mystères qui ont poussé une femme à l’infanticide. Les forces de l’incarnation et de la mise en scène sont foudroyantes.

Ton sur ton, Laurence est invisible, ou presque. Pourtant tous les regards convergent vers elle. Dans le box des accusés de la cour d’assises de Saint-Omer, la jeune femme porte un gilet marron qui se confond avec les boiseries du tribunal. De son visage ébène, ne perce que le blanc de ses yeux pénétrants. Personnage effacé, condamné d’avance, muti...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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