Emmanuel Macron de retour sur le terrain. Le chef de l'Etat se rend jeudi au lycée technologique et professionnel Bernard-Palissy à Saintes (Charente-Maritime), où il doit présenter les grands axes de la réforme du lycée professionnel, après celle de l'apprentissage. Déterminé à reprendre la main après la crise de la réforme des retraites, il poursuit sa stratégie de déplacements multiples. Et pourrait de nouveau être tenté de faire une étape surprise au contact des Français pour montrer qu'il peut échanger, malgré la vive hostilité sur les retraites.
Échappera-t-il aux casserolades ? Ce nouveau déplacement pourrait, de nouveau, donner lieu à de vives protestations de la part des opposants à la réforme des retraites. Ces derniers ont enregistré un nouvel échec mercredi, après le rejet par le Conseil constitutionnnel d'une deuxième demande de référendum d'initiative partagée (RIP). Mais pas question de désarmer. La Nupes, comme les syndicats, affichent leur volonté de continuer le combat.
MANIFESTATION À NANTES
Quelques centaines de manifestants, au plus fort du rassemblement, ont défilé mercredi soir à Nantes à l'appel de l'intersyndicale après un rejet par le Conseil constitutionnel d'une demande de référendum d'initiative partagée (RIP) visant à soumettre aux citoyens la récente loi sur les retraites. Quelques poubelles ont été brûlées et au moins une personne interpellée, a observé un photographe de l'AFP.
EMMANUEL MACRON EN CHARENTE-MARITIME
Faire de la voie professionnelle "une voie d'excellence". Emmanuel Macron présente la réforme du lycée professionnel ce jeudi lors d'un déplacement en Charente-Maritime où la contestation promet de nouveau de se faire entendre sur les retraites.
Le chef de l'État, qui poursuit ses visites de terrain au rythme d'une à deux sorties par semaine depuis la promulgation de la réforme des retraites, est attendu vers 11 h 45 au lycée technologique et professionnel Bernard Palissy à Saintes. Il sera accompagné des ministres de l'Education nationale Pap Ndiaye, du Travail Olivier Dussopt, en première ligne sur les retraites, et de l'Enseignement professionnel Carole Grandjean.
REFERENDUM D'INITIATIVE POPULAIRE DEFINITIVEMENT ENTERRE
Le Conseil constitutionnel n'a pas validé, mercredi soir, la deuxième demande de référendum sur la réforme des retraites. Un nouvel échec pour la gauche, qui a immédiatement appelé à la poursuite de la lutte. Avec un horizon : la 14e journée de mobilisation, le 6 juin, puis un vote sur l'abrogation du texte, deux jours plus tard.
1ER-MAI
281 personnes ont été placées en garde à vue en marge des manifestations du 1er-Mai, à Paris. Près de trois quarts d'entre elles ont été relâchées sans poursuite, affirme ce mercredi le parquet de Paris.
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L'un des derniers espoirs passe par l'Assemblée nationale qui, le 8 juin, examinera une proposition de loi du petit groupe Liot visant à abroger cette réforme qui recule l'âge légal de départ en retraite de 62 à 64 ans. Sans cette perspective, les syndicats ont donné rendez-vous le 6 juin pour une nouvelle journée d'action, afin de "se faire entendre" des députés en amont. Le groupe RN emmené par Marine Le Pen a aussi déposé mercredi sa propre proposition de loi pour "empêcher la retraite à 64 ans".
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