Drones abattus au Kremlin : les durs du régime russe appellent à l'escalade

LCI - 03/05
[VIDÉO] - Dès l'annonce d'une tentative d'attaque de drones sur le Kremlin, de nombreuses personnalités politiques russes ont appelé une escalade militaire. L'ancient président Dmitri Medvedev a notamment demandé "l'élimination physique de Zelensky".

Dès l'annonce d'une tentative d'attaque de drones sur le Kremlin, de nombreuses personnalités politiques russes ont appelé une escalade militaire.
L'ancient président Dmitri Medvedev a notamment demandé "l'élimination physique de Zelensky".

La guerre en Ukraine va-t-elle connaître une nouvelle escalade ? Quelques heures après une attaque de drones présumée sur le Kremlin à Moscou, de nombreuses figures russes appellent Vladimir Poutine et le reste de son exécutif à adopter des solutions parfois expéditives et profitent de cet événement pour militer en faveur d'un durcissement de l'offensive russe. Et ce, alors même que l'implication de l'Ukraine dans cet acte n'a pas été démontrée de manière indépendante, les vidéos diffusées par la Russie n'ayant pas été authentifiée indépendamment.

Le plus virulent, après cette attaque présumée, est sans nul doute l'ex-président russe Dmitri Medvedev. Il a jugé qu'il "n'y [avait] plus d'autre choix que l'élimination physique de [Volodymyr] Zelensky et sa clique", dans un message publié sur la plateforme Telegram. Ces derniers mois, l'ancien chef de l'État multiplie les sorties de ce genre et est devenu l'un des plus fervents défenseurs de l'opération militaire russe en Ukraine.

Nous allons demander l'utilisation d'armes capables (...) de détruire le régime terroriste de Kiev

Viatcheslav Volodine, président de la Douma

L'ex-locataire du Kremlin a, aussi, cité l'un des principaux arguments exprimés par Moscou pour justifier sa guerre : celui du caractère nazi du régime ukrainien. Ce qui n'a jamais été établi factuellement. "Il n'est même pas nécessaire de signer l'acte de reddition inconditionnelle. Hitler, comme vous le savez, ne l'a pas signé non plus", a déclaré celui qui est désormais le vice-président du Conseil de sécurité.

Un peu plus tôt, mercredi, le président de la Douma - équivalent russe de notre Assemblée nationale - Viatcheslav Volodine a appelé à "détruire" le gouvernement ukrainien après l'attaque de drones présumée. Lui aussi avait balayé toute "négociation". "Il ne peut y avoir de négociations avec le régime (du président ukrainien Volodymyr) Zelensky. Nous allons demander l'utilisation d'armes capables de stopper et de détruire le régime terroriste de Kiev", a-t-il lancé sur Telegram.

"La Russie se réserve le droit de prendre des mesures de représailles"

Autre personne à avoir réagi de manière virulente, la rédactrice en chef du réseau RT Margarita Simonian qui a demandé que l'opération militaire "commence pour de vrai" après ce que Moscou présent comme une attaque ukrainienne. Depuis le début de la guerre en Ukraine, la femme russe est en première ligne de la propagande du régime de Vladimir Poutine.

De son côté, la présidence russe s'était montrée plutôt floue sur les conséquences de cette attaque présumée. "La Russie se réserve le droit de prendre des mesures de représailles où et quand elle le jugera approprié", indiquait le texte publié après l'annonce de l'attaque. Une phrase pouvant ouvrir la porte à une éventuelle nouvelle escalade du conflit qui oppose Moscou à Kiev. 

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Face à ces accusations, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a rejeté en bloc les accusations de Moscou. "Nous n'avons pas attaqué Poutine. Nous le laissons au tribunal. Nous combattons sur notre territoire, nous défendons nos villages et nos villes", a affirmé le chef d'État ukrainien lors d'une conférence de presse à Helsinki avec des dirigeants de pays d'Europe du nord.

Benoît LEROY avec AFP

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