«Drôles de drones». La chronique de David Lacombled

L'Opinion - 02/05
«Trop souvent associées à la surveillance généralisée, les technologies doivent être au cœur du débat public pour être comprises et acceptées»

La crainte de Big Brother plane. Et vole. Appelé à la rescousse pour maintenir l’ordre dans les défilés du 1er mai, l’usage des drones par les forces de police lors du cortège parisien se voit vivement contesté. Décidé par la Préfecture de police, il a été in fine autorisé par le tribunal administratif que plusieurs associations avaient saisi pour suspendre l’arrêté. Pourtant, la mobilisation syndicale a tout à gagner de manifestations paisibles. Violences et dégradations lui porteraient un coup d’arrêt. La technologie apparaît ici à tort comme restreignant les libertés individuelles au profit de la sécurité collective. A trop être associés à la surveillance, les outils du numérique en deviennent suspects.

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Nos journées semblent en effet sous contrôle. Non pas que nous sommes activement surveil...
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