Le Souk des bijoutiers de Beyrouth dans la mémoire de Walid Mouzannar

LOrientLeJour - 28/04
Le problème avec Walid Mouzannar est que si l’on s’assoit avec lui pour parler d’un de ses sujets de prédilection, le Souk des bijoutiers de Beyrouth par exemple, on ne sait plus après une heure de...

Le problème avec Walid Mouzannar est que si l’on s’assoit avec lui pour parler d’un de ses sujets de prédilection, le Souk des bijoutiers de Beyrouth par exemple, on ne sait plus après une heure de conversation par quel bout aborder le sujet : celui du jeune homme « grec-catholique à cent pour cent et issu de trois familles de bijoutiers » qui se souvient d’une ville où il faisait bon vivre avec la tendresse et la spontanéité d’un enfant ? Celui d’un joaillier diplômé de droit qui a révolutionné un métier hérité de quatre générations ? Celui d’une famille dont le nom et l’histoire se confondent avec celle de l’orfèvrerie levantine depuis deux siècles ? Ou celui d’un bon vivant, secrétaire général de l’Académie libanaise de la gastronomie, auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet et qui parle de citrouilles ou de poissons et crustacés des côtes libanaises avec autant de passion que lorsqu’il évoque ses souvenirs du Gemmayzé des années 1940 et 1950 ?

Walid – que l’on me pardonne cette familiarité envers un ami d’enfance de ma mère – est un souk à lui seul : on y est toujours le bienvenu et on peut y flâner jusqu’à se perdre ou trouver ce que l’on cherche en deux minutes. Et quand il décrit le Souk des bijoutiers, ou Souk al-sagha, j’ai l’impression qu’il se décrit lui-même : ...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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