Fillette tuée dans les Vosges : une expertise conclut à une altération du discernement du suspect

LCI - 27/04
[VIDÉO] - L'adolescent suspecté du meurtre d'une petite fille de 5 ans à Rambervillers n'a pas livré sa version des faits pendant sa garde-à-vue. Une expertise a conclu à "une altération du discernement et sa dangerosité pour les autres", selon le procureur d'Épinal.

L'adolescent suspecté du meurtre d'une petite fille de 5 ans à Rambervillers n'a pas livré sa version des faits pendant sa garde-à-vue.
Une expertise a conclu à "une altération du discernement et sa dangerosité pour les autres", selon le procureur d'Épinal.

L'adolescent suspecté d'avoir tué une petite fille de 5 ans à Rambervillers (Vosges) et placé en garde à vue n'a pas livré "sa version sur les faits qui lui sont reprochés", faisant usage de son droit au silence. Selon le procureur d'Épinal, qui a tenu une conférence de presse ce jeudi 27 avril, le suspect âgé de 15 ans va être présenté dans l'après-midi à un juge d'instruction. Le parquet, lui, demande sa mise en examen "des chefs de meurtre sur mineur de 15 ans". 

Une scène captée par les caméras de surveillance

Le corps de la petite fille a été retrouvé mardi 25 avril dans un sac, dans un appartement de Rambervillers, commune située à une trentaine de kilomètres d'Épinal. Ses parents, un couple roumain habitant la commune, avaient déclaré sa disparition un peu plus tôt, en début d'après-midi. L'adolescent suspecté des faits a été rapidement arrêté sur place et placé en garde à vue. Les circonstances dans lesquelles les faits se sont déroulés ont été détaillées par le procureur, grâce aux caméras de surveillance, selon qui le suspect "avait approché l’enfant au niveau du square et s’était dirigé vers son domicile avec elle sans user de violences sur la voie publique". L'autopsie du corps de l'enfant doit être menée vendredi pour connaître les causes de la mort et déterminer s'il y a eu viol.

Alors que son profil interroge, Frédéric Nahon a donné des détails sur les potentiels troubles dont souffre l'adolescent. Une nouvelle expertise psychiatrique a conclu à "l’existence d’une altération du discernement et sa dangerosité pour les autres", tandis qu'une précédente, conduite dans le cadre d'une autre enquête, "relevait l’absence de troubles mentaux mais soulignait l’existence d’une déficience mentale légère". Le procureur a précisé que "de nouvelles expertises seront réalisées et ordonnées par le juge d’instruction" et ajouté que "le mineur n’a pas tenu de propos délirants ou laissant penser à des troubles psychiatriques" au cours de sa garde à vue, prolongée mercredi soir.

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L'adolescent était mis en examen pour des faits de viols, agression sexuelle et séquestration commis en février 2022, alors qu'il n'avait que 14 ans. Il lui est reproché des "faits de viols commis sur deux garçons de 10 et 11 ans qui se seraient déroulés dans une forêt près de Rambervillers". Pas condamné, et donc toujours présumé innocent, il était placé sous contrôle judiciaire et avait été placé dans un centre éducatif fermé, avant de rentrer au domicile familial où il vivait avec sa mère sans emploi et où il était "astreint à des obligations quotidiennes de formation et de soins". "Cette mesure semblait correspondre au profil du mineur, alors inconnu de la justice. Les éducateurs concluaient d’ailleurs à une évolution positive", a souligné le procureur.

C.Q

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