Depuis la fabuleuse découverte de la double hélice de l'ADN en 1953, les chercheurs ont appris à lire, à recopier et même à fabriquer et recombiner des morceaux d'ADN. La synthèse de l'ADN et l'assemblage des gènes sont-elles des technologies suffisamment sûres et à l'épreuve de tous les risques ? Quel est le potentiel de la génomique synthétique et quels sont ses défis ?
[EN VIDÉO] Interview 1/5 : les secrets de l'ADN L’ADN est porteuse de l’information génétique. Chaque cellule possède un noyau constitué de chromosomes contenant...
Il y a 70 ans, le 25 avril 1953, trois articles publiés dans la revue Nature ont changé notre vision du monde. La découverte de la structure de la molécule origine de l’hérédité, l’ADN en double hélice, représente l’une des plus grandes découvertes en biologie du XXe siècle.
L’organisation de la molécule siège de la vie est somme toute assez simple : l’ADN est constitué d’unités répétitives, les nucléotides, qui forment une chaîne chimique. Un nucléotide est une molécule issue de la combinaison de trois composants chimiques : une base azotée, un sucre et de l’acide phosphorique. Quatre types de bases azotées déterminent quatre types de nucléotides, qui se combinent à l’infini dans l’ADN et sont à la base de la diversité du vivant (A : adénosine ; T : thymine ; G : guanine ; C : cytosine). Enfin, dans l’ADN, chaque nucléotide est lié à ses deux voisins par une liaison chimique dite « phosphodiester ». Dans le vivant, ce sont des enzymes, catalyseurs des réactions biochimiques, qui réalisent ces liaisons chimiques.
[Courte citation de 8% de l'article original]