La Russie "défend" la Charte de l’ONU. Les alliés de Kiev ont dénoncé le "cynisme" de la Russie, qui a organisé lundi une réunion spéciale du Conseil de sécurité présidée par Sergueï Lavrov sur la "défense des principes" de la Charte de l'ONU… qu'elle a justement violée en envahissant l'Ukraine. Pour réponse, le ministre russe des Affaires étrangères a défendu l'action militaire de son pays et en accusant les États-Unis et leurs alliés de saper la diplomatie mondiale. La Russie assure en avril la présidence tournante du Conseil de sécurité et Sergueï Lavrov a fait le déplacement pour présider cette réunion.
Une attaque qui n’aura jamais lieu. Les responsables de Kiev avaient prévu une attaque sur le territoire russe en février, pour le premier anniversaire de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, selon les révélations du Washington Post. Le major-général Kyrylo Budanov, chef de la direction du renseignement militaire du pays, aurait ainsi demandé à l'un de ses officiers "de se préparer pour des frappes de masse le 24 février" derrière les lignes ennemies, d’après un rapport classifié des États-Unis que le journal a obtenu. Finalement, l’attaque aurait été repoussée à la demande de Washington.
Le fils de Peskov chez Wagner. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a affirmé lundi que son fils, Nikolaï, avait participé à la guerre en Ukraine. Le jeune homme a annoncé lui-même avoir servi six mois au sein du groupe Wagner. "Je ne pouvais pas rester à côté à regarder mes amis et d'autres personnes partir là-bas", a déclaré Nikolaï Peskov dans une interview au journal russe Komsomolskaya Pravda, citée par la BBC. Une information confirmée par le patron de ces mercenaires russes.
Macron bientôt de retour à Kiev ? Le chef de l’État a affirmé qu'il retournerait en Ukraine "dans les prochains semaines" ou "mois", quand ce sera le "bon moment" pour être "utile". "À chaque fois, j'ai veillé à avoir une approche utile, c'est-à-dire être présent en Ukraine pour apporter des résultats ou à des moments qui étaient décisifs", a ajouté Emmanuel Macron en marge du sommet de la mer à Ostende. Ce dernier s’était rendu à Kiev par surprise en juin dernier, aux côtés de ses homologues allemand et italien, en arrivant depuis la Pologne.
Le Quai d’Orsay hausse le ton. Après les propos polémiques de l’ambassadeur de Chine sur LCI sur l’intégrité territoriale de la Crimée et la souveraineté des ex-États de l’URSS, la France est intervenue. Dans un communiqué, le directeur de cabinet de la ministre des Affaires étrangères, qui a reçu Lu Shaye, "a marqué le caractère inacceptable de la remise en cause du respect de la souveraineté, de l'indépendance et de l'intégrité territoriale de tous les États, principes fondamentaux de la Charte des Nations unies, qui s'impose à tous". Et a appelé le diplomate "à faire un usage de sa parole publique qui soit conforme avec les positions officielles de son pays" qui, lui aussi, a pris ses distances.
Sur lemême thème