La "confiance" de l'Otan, attaque de drones... Le point sur la situation en Ukraine

LCI - 22/04
[VIDÉO] - L'Ukraine affirme avoir abattu la plupart des drones lancés par la Russie, notamment sur Kiev. Dans le même temps, ses alliés se sont réunis en Allemagne, et le chef de l'Otan s'est montré "confiant" quant à la réussite d'une éventuelle contre-offensive. Les faits marquants de ces dernières 24 heures autour de la guerre en Ukraine.

L'Ukraine affirme avoir abattu la plupart des drones lancés par la Russie, notamment sur Kiev.
Dans le même temps, ses alliés se sont réunis en Allemagne, et le chef de l'Otan s'est montré "confiant" quant à la réussite d'une éventuelle contre-offensive.
Les faits marquants de ces dernières 24 heures autour de la guerre en Ukraine.

Attaque de drones. L'armée de l'air ukrainienne a annoncé avoir abattu huit des 12 drones Shahed de fabrication iranienne que la Russie a lancés notamment sur Kiev pendant la nuit de jeudi à vendredi. "Après un répit long de 25 jours, la capitale ukrainienne a connu une nouvelle attaque aérienne de l'ennemi", a indiqué sur Telegram le chef de l'administration militaire de Kiev, Serguiï Popko. Huit drones ont été abattus "à l'approche" de la ville, sans faire de victimes, a-t-il précisé. En revanche, des infrastructures dans les régions de Poltava (centre) et Vinnytsia (centre-ouest) ont été touchées, selon les gouverneurs respectifs.

La confiance de l'Otan. Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, s'est dit "confiant" que l'Ukraine, en phase de préparation d'une contre-offensive, puisse regagner du terrain face aux Russes. "Je suis confiant dans le fait qu'ils seront désormais en mesure de libérer encore plus de terrain", a-t-il déclaré en marge d'une rencontre des soutiens de l'Ukraine sur la base américaine de Ramstein (Allemagne). "L'une des principales questions abordées ici aujourd'hui a été le passage en revue des différentes capacités, des systèmes et fournitures dont les Ukrainiens ont besoin pour reprendre davantage de terrain."

La Russie dément toute nouvelle mobilisation

Mobilisation russe. Le Kremlin a une nouvelle fois démenti toute intention de lancer une deuxième campagne de mobilisation pour envoyer des hommes en Ukraine. "Il n'y a pas de discussions au Kremlin au sujet d'une quelconque vague de mobilisation", a affirmé à la presse le porte-parole de la présidence, Dmitri Peskov. Il répondait à une question au sujet d'articles parus dans des médias russes sur des étudiants d'université ayant reçu des convocations militaires à Moscou et dans d'autres villes de Russie. "Honnêtement, c'est la première fois que j'entends parler de cela. Quelles convocations ? Je ne sais même pas" de quoi il s'agit.

Désaccord européen. En mars dernier, les pays membres de l'Union européenne se sont mis d'accord sur une dotation d'un milliard d'euros pour des livraisons de munitions à Kiev prélevées sur les stocks existants des États, et un second milliard pour des contrats d'achats communs passés avant le 30 septembre à des entreprises de défense européennes. Mais ce deuxième volet fait l'objet de vifs désaccords dans les négociations en cours à Bruxelles.

L'accord stipule que les achats communs seront réalisés auprès de l'"industrie de défense européenne". La France refuse ainsi de faire rembourser des achats à des entreprises non-européennes ou non installées dans l'UE. Mais selon un diplomate européen, "un certain nombre d'autres États doutent que, dans ce cas, les munitions puissent être livrées à temps, et nous ne devons pas exclure catégoriquement les partenaires d'armement en Australie, en Corée du Sud, en Afrique du Sud ou en Suisse". De nouvelles discussions doivent avoir lieu lundi 24 avril.

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Reprise du transit du blé. Le transit des céréales et autres produits agricoles par la Pologne, suspendu par Varsovie pendant presque une semaine, a officiellement repris vendredi. La Pologne et d'autres pays de l'Union européenne frontaliers de l'Ukraine avaient imposé des interdictions provisoires sur les importations de céréales ukrainiennes à la suite des protestations des agriculteurs contre l'effondrement des prix lié à leur afflux.

I.N

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