Encouragé par une prime et face au prix du carburant, le covoiturage a doublé sur les courts trajets

LCI - 11/04
[VIDÉO] - Le "covoiturage du quotidien" a convaincu des dizaines de milliers d'adeptes depuis janvier. En mars, les plateformes de covoiturage ont recensé plus d'un million de ces trajets de moins de 80 km. Depuis début 2023, les conducteurs éligibles peuvent bénéficier d'une prime de 100 euros.

Le "covoiturage du quotidien" a convaincu des dizaines de milliers d'adeptes depuis janvier.
En mars, les plateformes de covoiturage ont recensé plus d'un million de ces trajets de moins de 80 km.
Depuis début 2023, les conducteurs éligibles peuvent bénéficier d'une prime de 100 euros.

C'est "deux fois plus qu'un an plus tôt". En mars, pour la première fois, les plateformes de covoiturage ont dénombré plus d'un million de trajets de moins de 80 km, s'est-on félicité mardi au cabinet de la ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher.

Pour rappel, les ministères de la Transition écologique, de la Transition énergétique et des Transports avaient annoncé en décembre que les automobilistes qui se mettraient au "covoiturage du quotidien" en 2023 pourraient bénéficier d'une prime de 100 euros, soit 25 euros dès le premier trajet et 75 euros supplémentaires si neuf trajets sont réalisés dans les trois mois suivants. Depuis janvier, 80.000 nouveaux conducteurs sont éligibles à cette prime. 

Objectif "très ambitieux"

Évoquant une "dynamique très positive", le gouvernement aimerait que le covoiturage, "bon pour la planète, bon pour le pouvoir d'achat", devienne un "réflexe pour les Français". Il s'est fixé pour objectif de passer de 900.000 trajets courte distance réalisés en covoiturage chaque jour (une estimation comptant aussi le covoiturage informel, sans l'entremise des plateformes spécialisées) à trois millions dans quelques années.

L'objectif étant "très ambitieux", selon le cabinet du ministre délégué aux Transports Clément Beaune, une campagne de communication est lancée mardi, avec notamment des spots radio, pour inciter à covoiturer non seulement vers son lieu de travail, mais aussi jusqu'à l'école des enfants ou encore le supermarché.

Une tendance initiée par les grèves dans les raffineries

Notons toutefois, que dès la fin de l'été, avec les grèves dans les raffineries et la difficulté de faire un plein à cause du prix élevé des carburants, la tendance au covoiturage s'était nettement accélérée, à commencer par la formule "domicile-travail". 

"Avec l'inflation et la pénurie de carburants, on a atteint des niveaux record d'utilisateurs. Pour beaucoup de Français, l'essence est devenue un produit de luxe", notait notamment en octobre un porte-parole de la plateforme BlaBlaCar qui relevait alors une hausse de 30 % des requêtes des passagers sur ces courts trajets. Même constat chez Karos, qui notait un pic d'inscription notamment le week-end du 8 octobre, puis 44 % de nouveaux utilisateurs le 10 octobre au matin, pendant les grèves dans les raffineries françaises.

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À titre de repère, le gouvernement estime qu'environ 100 millions de déplacements sont effectués en voiture chaque jour en France pour se rendre au travail, à l'école ou faire des courses. "La grande majorité de ces trajets sont effectués avec une seule personne dans la voiture", indique-t-on de source ministérielle.

La rédaction de TF1

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