EN DIRECT - Guerre en Ukraine : coup de pression de Moscou sur l'accord céréalier

LCI - 08/04
[VIDÉO] - Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a menacé vendredi à Ankara de suspendre l'accord sur les exportations de céréales ukrainiennes. De son côté, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé Moscou de "réprimer" les musulmans en Crimée. Suivez les dernières informations sur le conflit.

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a menacé vendredi à Ankara de suspendre l'accord sur les exportations de céréales ukrainiennes.
De son côté, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé Moscou de "réprimer" les musulmans en Crimée.
Suivez les dernières informations sur le conflit.

Coup de pression de Moscou ce vendredi. À l'occasion d'un entretien avec son homologue turc Mevlüt Cavusoglu à Ankara, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov a menacé vendredi de suspendre l'accord sur les exportations de céréales ukrainiennes si les ventes de produits agricoles russes restent entravées. En Turquie, pays qui s'est beaucoup investi dans la conclusion de cet accord l'été dernier, il a prévenu que "s'il n'y a aucun progrès dans la levée des obstacles aux exportations d'engrais et de céréales russes, alors nous nous demanderons si cet accord est nécessaire". La mesure, qui permet d'exporter les céréales ukrainiennes via la mer Noire malgré la guerre, a été prolongée le 19 mars.

En parallèle, Sergueï Lavrov a estimé que des négociations de paix sur l'Ukraine ne seront possibles que si elles visent à l'établissement d'un "nouvel ordre mondial" sans domination américaine. "Les négociations ne peuvent avoir lieu que sur la base de la prise en compte des intérêts russes", a-t-il insisté. "Il s'agit des principes sur lesquels seront fondés le nouvel ordre mondial".

"Répression" contre la communauté tartare ?

Côté ukrainien, le président Volodymyr Zelensky a accusé la Russie de mener une "répression" de la communauté tatare de Crimée, s'engageant à reprendre la péninsule annexée, à l'occasion d'une rupture du jeûne de ramadan à Kiev. "La tentative de la Russie d'asservir l'Ukraine (...) a commencé avec l'occupation de la Crimée, avec les répressions contre la liberté de la Crimée, des Ukrainiens et des Tatars de Crimée", a-t-il déclaré devant les dirigeants musulmans ukrainiens et les ambassadeurs des pays musulmans. La communauté tatare, qui représente 12 à 15% des deux millions d'habitants de la Crimée, a largement boycotté le référendum de rattachement organisé par Moscou en 2014 pour son annexion.

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Enfin, sur le plan diplomatique, le président chinois s'est engagé vendredi auprès d'Emmanuel Macron à "soutenir tout effort en faveur du retour de la paix en Ukraine" attaquée par la Russie, un conflit que le président chinois refuse toujours de condamner. À l'issue d'une visite d'État de trois jours en Chine, le président français et son homologue Xi Jinping ont fait une déclaration commune a minima sur la guerre en Ukraine. Le texte ne mentionne pas la Russie et n'appelle pas au départ d'Ukraine des troupes de Moscou. 

La déclaration commune ne condamne pas non plus l'intervention militaire de Vladimir Poutine. En revanche, les deux pays "s'opposent aux attaques armées contre les centrales nucléaires et les autres installations nucléaires pacifiques" et soutiennent l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) "pour assurer la sécurité de la centrale de Zaporijia".

La rédaction de TF1

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