Dans la fabrique des Francofolies

Grégory Cimatti - LeQuotidien - 07/04
Mercredi 29 mars, 9 h 30. Le réveil est plutôt tonique. Sur le linoléum jaune de la Kulturfabrik, ...

Deux jeunes groupes du Luxembourg ont eu droit à une formation accélérée sur mesure afin d’appuyer leurs intentions et grandir un peu plus vite. Au bout, une participation aux prochaines Francofolies d’Esch-sur-Alzette en juin. Ambiance.

Mercredi 29 mars, 9 h 30. Le réveil est plutôt tonique. Sur le linoléum jaune de la Kulturfabrik, et devant un grand miroir, les corps s’agitent, s’étendent, se dénouent, souffrent un peu aussi. Mais pas assez pour Julie Dossavi, coach corporel, qui se jette d’un bond sur le poste. «Je vais mettre une musique de bandits !», lâche-t-elle avant de reprendre en main son groupe, apparemment peu habitué des salles de gymnastique. Au fond, effondré sur une chaise, les muscles tendus, Sacha Ewen, batteur du groupe Pleasing, a déjà jeté l’éponge. Ce qui fait rigoler son camarade de jeu, le bassiste Xavier Hofmann : «Il connaît ses limites au niveau du fitness !»

Le troisième larron de la bande, Patrick Miranda, qui se fait un peu chahuter par la professeur, qui lui réclame plus de présence et de détermination, confie, un brin essoufflé : «Ce n’est vraiment pas facile d’être vulnérable dans un espace où on ne se sent pas à l’aise. Il faut dépasser ses craintes !» Le chanteur-guitariste se reprend et enchaîne alors, plus appliqué, les mouvements. «C’est mieux, on y croit !», approuve la remuante instructrice. Et si quelques rires gênés fusent encore, tout le monde se détend petit à pe...
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