Qui contrôle Bakhmout ? La confusion règne autour du sort de Bakhmout, ville du Donbass au cœur depuis des semaines des combats entre Russes et Ukrainiens. Alors qu’Evgueni Prigojine, le patron du groupe Wagner, avait revendiqué la prise de la localité, avec la conquête de la mairie de la commune de l'est de l'Ukraine, l'armée russe n'a mentionné aucune avancée dans son dernier point quotidien, en date du lundi 3 avril.
Si Evgueni Prigojine a assuré qu'au "sens légal, Bakhmout a été prise" et que les forces ukrainiennes étaient désormais "concentrées dans les zones ouest", le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, n'a fait état d'aucune progression, ne citant même pas le nom de la ville. Une affirmation niée catégoriquement par Kiev, selon qui "les défenseurs ukrainiens tiennent courageusement la ville en repoussant de nombreuses attaques ennemies".
La colère de Zelensky. Après une nouvelle visite sur le terrain, le président ukrainien a dit souhaiter que Vladimir Poutine "passe le reste de sa vie dans une cave" sans toilettes. Volodymyr Zelensky venait de se rendre un village du nord de l’Ukraine, Laguidné, dont la quasi-totalité de la population avait été séquestrée dans une cave. C’est ici que onze personnes sont mortes dans le sous-sol d'une école de moins de 200m², où environ 367 des quelque 400 habitants avaient été enfermés pendant 27 jours en mars 2022.
La Finlande officiellement 31e. L'Otan accueille officiellement un nouveau pays membre ce mardi 4 avril, avec l'entrée de la Finlande comme 31e membre de l'Alliance atlantique. Une nouvelle étape après que les parlements de l'ensemble des pays membres ont ratifié la candidature de la Finlande, suite au feu vert obtenu fin mars de la Turquie pour intégrer ce pays frontalier de la Russie. Il faudra attendre pour que la Suède intègre à son tour l’Alliance, gardant pour l’instant son statut de pays invité. Avec l'invasion russe de l'Ukraine, les deux pays ont décidé de tourner la page de leur politique de non-alignement militaire, en vigueur depuis les années 1990, en demandant à adhérer à l'Otan.
Pas d’abus de position à l’ONU, argue Moscou. Lundi 3 avril, la Russie s'est défendue face à l'avalanche de critiques concernant sa présidence du Conseil de sécurité de l’ONU en avril, assurant qu'elle n'abuserait pas de cette position. "La Russie n'abuse pas des prérogatives de la présidence. Il y a d'un côté la position nationale et de l'autre le rôle de la présidence du Conseil", a martelé l'ambassadeur russe Vassili Nebenzia lors de la conférence de presse qui marque le début de chaque présidence.
La Russie a pris samedi la présidence du Conseil, en vertu des règles qui prévoient un changement de présidence chaque mois par ordre alphabétique des membres permanents et non permanents. Depuis, des voix s’élèvent en Ukraine pour dénoncer cette absurdité du calendrier et demander de nouveau l’exclusion de Moscou du Conseil de sécurité. Ce qui parait impossible : la mesure nécessiterait le vote russe lui-même pour être entérinée.
Sur lemême thème