Après les premières mesures sur la réforme des bourses, un recul sur le Service national universel ? Le gouvernement tente-t-il de calmer le jeu face à des étudiants et des lycéens de plus en plus mobilisés dans les manifestations, et des organisations syndicales qui contestent le SNU ? En charge du dossier, la secrétaire d’État Sarah El Haïry répond aux questions de Ouest-France ce jeudi 30 mars et insiste : « rien n’est arbitré. »
L’Élysée semble avoir renoncé, pour l’heure, à intégrer le SNU dans le temps scolaire à la rentrée prochaine. Vous confirmez ?
J’ai lu comme vous un certain nombre d’articles qui se référaient à des supposées décisions. Cette information n’est pas juste. Ma mission, c’est de continuer à construire ce projet. Nous n’avons annoncé aucune date. Je ne veux pas commenter le commentaire du commentaire.
Pourtant, le projet du SNU devait être présenté mardi en Conseil des ministres, à l’occasion de la loi de programmation militaire…
Le SNU est un service civil, service de citoyenneté. Plusieurs hypothèses ont été étudiées. La loi de programmation militaire a vocation à renforcer nos armées, dans un monde qui, notamment, voit le retour de la guerre à haute intensité, par exemple en Ukraine. Le Service national universel va aussi permettre de renforcer la résilience de notre pays et promouvoir la culture de l’engagement. On aura une cohésion nationale et sociale plus forte.
On a quand même l’impression qu’une annonce sur le SNU est sans cesse repoussée… Mercredi, des mesures sur la réforme des bourses ont été dévoilées...
[Courte citation de 8% de l'article original]