Vladimir Poutine a annoncé dimanche 26 mars qu'il s'apprêtait à stocker quelques-unes de ses armes nucléaires en Biélorussie voisine. Le haut représentant de l'Union européenne pour les Affaires étrangères a dénoncé «une escalade irresponsable et une menace pour la sécurité européenne». Le ministère des Affaires étrangères ukrainiennes a quant à lui parlé de «nouvelle provocation de la part du régime criminel de Poutine».
Cette initiative a-t-elle de l'importance? Pas vraiment –mais elle pourrait bien se retourner contre son auteur, si l'Occident sait en tirer parti avec habileté.
La réaction plus mesurée du département de la Défense américain a été la plus appropriée: «Nous ne voyons aucune raison d'ajuster notre propre position en matière de stratégie nucléaire.» La décision de Poutine est avant tout irréfléchie et déroutante. Dans la mesure où parler d'armes nucléaires près des frontières de l'Ukraine est une provocation, alors oui, c'en est une, mais uniquement destinée à faire de l'esbroufe –et il est inutile d'en faire tout un p...
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