C’est la triste histoire d’une disparition à petit feu. En 2020, placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Lille, Camaïeu se séparait d’environ 500 salariés. Dans leur malheur, les représentants syndicaux se réjouissaient toutefois de voir sélectionnée l’offre de reprise la mieux positionnée.
Après des semaines d’une angoissante incertitude, une proposition, celle de l’homme d’affaire bordelais Michel Ohayon, promettait maintien de l’emploi et investissements. Deux ans après cet épisode douloureux, voilà les employés de l’enseigne de prêt-à-porter à nouveau dans la tourmente.
La nouvelle ère providentielle promise par la reprise de l’entreprise par la Financière immobilière bordelaise (FIB) ne s’est jamais produite. Accablée par des choix stratégiques de l’actionnaire jugés douteux par les représentants des salariés, la marque doit en plus rembourser tous les loyers commerciaux qu’elles n’avaient pas versés pendant les confinements. Une cyberattaque paralysant le site de vente en ligne et le réassort de marchandises, en 2021, parachève le funeste tableau. La marque roubaisienne est liquidée par le tribunal de commerce en septembre 2022, les magasins sont tous fermés dans la foulée.
La chute de cette entreprise française, employant dans ses beaux jours plus de 3 000 person...
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