De plus en plus de stations à sec. Avec la grève contre la réforme des retraites et le blocage de raffineries, la pénurie de carburants dans les stations-service s’aggrave légèrement ce vendredi dans le pays par rapport à la veille, selon nos analyses des données du site gouvernemental des prix des carburants.
Chaque jour, entre 5 000 et 6 500 stations-service, parmi les 13 500 au total dans l’Hexagone actualisent les informations sur leurs carburants sur la plateforme gouvernementale.
Sur les 6 321 stations-service qui ont déclaré les données durant les quatre derniers jours (voir notre méthodologie en bas de chaque graphique et de chaque carte présentés dans l’article), 29 % parmi eux – précisément 1 824 stations-service – ont déclaré au moins une rupture de carburant, selon notre relevé de ce vendredi 24 mars. Un chiffre en légère hausse par rapport à la veille (26 %).
Si on rapporte ces 1 824 stations aux 13 500 stations-service de France, on peut dire que 14 % des stations-service sont actuellement en difficulté en métropole (11 % jeudi).
Suivez notre direct de ce vendredi 24 mars consacré à l’actualité liée à la réforme des retraites
Voici la carte qui montre les prix et la rupture de stock dans les stations-service qui ont actualisé leurs informations du 20 au 24 mars 2023 :
Par territoire, les régions Bretagne et Pays de la Loire ainsi que l’Occitanie restent les zones les plus affectées par la pénurie en ce moment. La situation la plus critique se trouve en Loire-Atlantique.
Du 20 au 24 mars, 147 des 238 stations-service du département ont dressé un état des lieux de leurs stocks. On observe que 88 parmi les 147 ont déclaré au moins une rupture pour le gaz...
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