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Mammouth de Durfort : la redécouverte d'un géant - Sciences et Avenir
Cécile Dumas - Sciences Et Avenir -
18/03
À l'occasion de la restauration du Mammouth de Durfort du Muséum national d'histoire naturelle, des scientifiques relancent les recherches autour de ce squelette exhumé il y a 150 ans.
"J'ai des vertèbres ! Directement en connexion ou du moins très proches l'une de l'autre. Possible qu'il y ait de la bestiole en quantité par ici !" Émergeant du trou que vient de creuser la pelle mécanique dans le terrain argileux de Durfort-et-Saint-Martin-de-Sossenac, dans le Gard, le paléogénéticien Régis Debruyne, du Muséum national d'histoire naturelle (MNHN), à Paris, a le sourire en brandissant sa trouvaille. Ses deux collègues lèvent la tête des gravats excavés qu'ils étaient en train de scruter avec attention.
Un peu plus tôt, Vincent Pernègre, chargé de collection au MNHN, y a repéré une incisive d'hippopotame. Dario de Franceschi, paléobotaniste au MNHN, une pomme de pin fossilisée. Alors qu'ils avaient prévu de creuser jusqu'à quatre mètres, les chercheurs ont aussitôt stoppé la machine pour inspecter les couches d'argiles dégagées à seulement deux mètres de profondeur. Frédéric Grande est descendu de la cabine de la pelleteuse pour s'accroupir au bord de la fosse et voir les vertèbres fossiles.
Cet article est extrait du mensuel Sciences et Avenir - La Recherche n°913, daté mars 2023.
"J'ai des vertèbres ! Directement en connexion ou du moins très proches l'une de l'autre. Possible qu'il y ait de la bestiole en quantité par ici !" Émergeant du trou que vient de creuser la pelle mécanique dans le terrain argileux de Durfort-et-Saint-Martin-de-Sossenac, dans le Gard, le paléogénéticien Régis Debruyne, du Muséum national d'histoire naturelle (MNHN), à Paris, a le sourire en brandissant sa trouvaille. Ses deux collègues lèvent la tête des gravats excavés qu'ils étaient en train de scruter avec attention.
Un peu plus tôt, Vincent Pernègre, chargé de collection au MNHN, y a repéré une incisive d'hippopotame. Dario de Franceschi, paléobotaniste au MNHN, une pomme de pin fossilisée. Alors qu'ils avaient prévu de creuser jusqu'à quatre mètres, les chercheurs ont aussitôt stoppé la machine pour inspecter les couches d'argiles dégagées à seulement deux mètres de profondeur. Frédéric Grande est descendu de la cabine de la pelleteuse pour s'accroupir au bord de la fosse et voir les vertèbres fossi... [Courte citation de 8% de l'article original]
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