Paris croule sous les ordures, le préfet de police va réquisitionner des agents malgré le refus d'Hidalgo

LCI - 16/03
[VIDÉO] - Après plus de 10 jours de grève, l'État a décidé d'agir pour nettoyer les arrondissements parisiens? où les ordures s'accumulent. Le préfet a annoncé la réquisition des éboueurs, chose que la maire de Paris s'est refusée à faire. Mercredi, 7600 tonnes de déchets encombraient les rues de la capitale.

Après plus de 10 jours de grève, l'État a décidé d'agir pour nettoyer les arrondissements parisiens? où les ordures s'accumulent.
Le préfet a annoncé la réquisition des éboueurs, chose que la maire de Paris s'est refusée à faire.
Mercredi, 7600 tonnes de déchets encombraient les rues de la capitale.

Le gouvernement décide de passer en force face à la mairie de Paris. Au 10e jour de grève des éboueurs contre la réforme des retraites, le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, sur ordre de Gérald Darmanin, a informé mercredi soir Anne Hidalgo de sa décision de réquisitionner des éboueurs, ce qu'elle avait refusé de faire au préalable. 7600 tonnes de déchets encombraient mercredi matin les trottoirs de la capitale, selon la mairie. 

Dès mardi soir, Gérald Darmanin avait prévenu que si la maire PS de Paris refusait de procéder elle-même aux réquisitions, l'État le ferait pour des raisons de salubrité publique. Mercredi après-midi, devant le Sénat, le ministre de l'Intérieur l'a redit.  

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Des réquisitions pour quand ?

Il va être compliqué pour le préfet de procéder à ces réquisitions dès ce jeudi, lorsque le Sénat puis l'Assemblée nationale doivent se prononcer sur l'adoption du projet de réforme sur les retraites, avec ou sans recours à l'article 49-3 qui permet une adoption sans vote.  

Pour Anne Hidalgo, "la revendication des éboueurs de la Ville de Paris, qui souhaitent légitimement ne pas travailler deux ans de plus (...) est juste" et "la seule réponse susceptible d'apaiser le climat actuel est d'engager le dialogue social plutôt que de livrer une épreuve de force en procédant aux réquisitions". Quant à l'emploi d'agents privés pour agir "sur des urgences absolues", que la mairie a reconnues mardi, il ne constitue "pas du tout du travail de substitution", a assuré son premier adjoint (PS) Emmanuel Grégoire. "Jamais Anne Hidalgo et les élus de cette majorité ne s'engageraient à briser un mouvement de grève", a-t-il assuré. 

La mairie a également souligné que le dénouement de la crise se jouait avant tout à la porte des trois incinérateurs de proche banlieue bloqués depuis dix jours, et qui ne dépendent pas d'elle mais du syndicat métropolitain, le Syctom. 

Antoine LLORCA avec l'AFP

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