Un mort de plus sur le chantier du Grand Paris Express : notre enquête

Humanite - 15/03
Un mort au travail. Un de plus. Après un intérimaire travaillant pour un sous-traitant de Vinci à Villejuif (Val-de-Marne), un ouvrier d’Eiffage au Bourget (Seine-Saint-Denis) et un autre, compagnon dans le même groupe, sur le site de la gare Saint-Denis-Pleyel (Seine-Saint-Denis), c’est le quatrième homme qui, depuis 2020, périt sur ces gigantesques chantiers de génie civil et de construction. Les raisons ? Notre Enquête.

Tout s’est passé en un clin d’œil, puis les regards se sont embués et, maintenant, les larmes coulent. Deux coffrages en bois, extrêmement lourds – entre 4 et 8 tonnes –, déchargés d’un camion. Vite. Sans doute, trop vite : les enquêtes le diront, ou non, mais le mal est fait.

Mardi 7 mars, sur le chantier de la future ligne 16 du Grand Paris Express, au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis), Franck Michel, 58 ans, lance à la cantonade, en rebâchant son véhicule : « Allez, merci et à la prochaine ! » Au même instant, la deuxième pièce de coffrage glisse avant de le heurter violemment.

Le chauffeur gît, inanimé, en arrêt cardiaque, du sang sortant de ses oreilles, de son nez. Il est transporté à l’hôpital en urgence absolue, mais il ne pourra être sauvé. Le décès sera constaté dans l’après-midi.

Le troisième accident mortel sur le seul lot 1 de la ligne 16

Un mort au travail. Un de plus. Après un intérimaire travaillant pour un sous-traitant de Vinci à Villejuif (Val-de-Marne), un ouvrier d’Eiffage au Bourget (Seine-Saint-Denis) et un autre, compagnon dans le même groupe, sur le site de la gare Saint-Denis-Pleyel (Seine-Saint-Denis), c’est le quatrième homme qui, depuis 2020, périt sur ces gigantesques chantiers de génie civil et de construction.

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