L’autosatisfaction comme réponse au mécontentement. Un mois après le lancement de la billetterie des jeux Olympiques de Paris 2024 (celle des Paralympiques débutera à l’automne), le patron du Comité d’organisation (Cojo) n’en finit pas de saluer le « succès » de cette première phase de vente. La crispation exprimée, notamment sur les réseaux sociaux, au sujet des prix élevés, voire indécents ? Du passé. La promesse de Jeux « populaires » et « accessibles » ? Oubliée.
Le triple champion olympique de canoë-kayak préfère retenir les 3,25 millions de billets déjà vendus et continuer à défendre sa politique tarifaire alors que la deuxième phase de vente (1,5 million de billets), à l’unité cette fois, débute à partir du mercredi 15 mars, au lendemain de J -500 du coup d’envoi.
« Il y a une telle attente, un tel engouement, que, de toute manière, on ne pourra pas satisfaire tout le monde. On en est désolé », a même lancé, le 9 mars, Tony Estanguet. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. Celui du Cojo.
Bizarrement, le patron du Comité d’organisation a oublié qu’il a été envoyé à deux reprises, une semaine après le lancement de la billetterie, pour éteindre l’incendie sur RTL et BFM. Interrogé sur les prix excessifs – comme des places à 690 euros pour des éliminatoires en athlétisme ou à 260 euros pour deux heures de qualifications en gymnastique artistique –, Tony Estanguet s’est défendu en assurant que les Jeux de Paris n’étaient « pas plus chers que les JO de Londres » en 2012. Vraiment ?
Là où Paris 2024 ne met à la vente qu’un million de billets à 24 euros (500 000 ont été réservés par l’État et les collectivités pour de la billetterie solidaire) sur un total de 10,5 millions de tickets, la capitale anglaise en proposait 2,5 millions à 23 euros. Aux Jeux de Rio 2016, 50 % des pla...
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