Bakhmout pourrait tomber, livraisons occidentales d'obus... Le point sur la situation en Ukraine

LCI - 09/03
[VIDÉO] - Alors que Wagner dit avoir pris Bakhmout, l'Otan estime que la ville tombera aux mains des Russes "dans les prochains jours" Les Européens, eux, négocient un plan de livraisons massives de munitions et d'obus. Les faits marquants de ces dernières 24 heures.

Alors que Wagner dit avoir pris Bakhmout, l'Otan estime que la ville tombera aux mains des Russes "dans les prochains jours"
Les Européens, eux, négocient un plan de livraisons massives de munitions et d'obus.
Les faits marquants de ces dernières 24 heures.

La prise d'une ville-symbole ? Mercredi 8 mars, le groupe paramilitaire russe Wagner a annoncé avoir conquis "toute la partie orientale" de Bakhmout, dans l'est de l'Ukraine. La ville, peuplée de 71.000 habitants avant la guerre, est devenue l'un des symboles de cette guerre. Et ce, bien que son intérêt stratégique soit très faible.

Bien que le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, affiche toujours une solide détermination à défendre la ville, les observateurs ne se font plus beaucoup d'illusion. Selon le patron de l'Otan, Jens Stoltenberg, Bakhmout pourrait tomber "dans les prochains jours". "Cela ne reflète pas nécessairement un quelconque tournant de la guerre", a affirmé le secrétaire général de l'alliance militaire. "Cela souligne que nous ne devons pas sous-estimer la Russie. Nous devons continuer à soutenir l'Ukraine", a-t-il martelé.

Sanctions. Alors que la justice européenne a annulé, mercredi, les sanctions économiques visant la mère d'Evgueni Prigojine, ce dernier a jugé "raisonnable" celles qui le visent. "En ce qui concerne la contestation des sanctions me visant et des sanctions contre Wagner, je ne vais pas les contester et je crois qu'en ce moment, elles sont imposées de manière tout à fait raisonnable", a déclaré le sulfureux homme d'affaires et patron du groupe paramilitaire russe Wagner.

Washington dévoile la stratégie de Vladimir Poutine

Vers des livraisons massives d'obus. Sur fond d'appel à bâtir une "économie de guerre", les ministres de la Défense de l'Union européenne ont négocié mercredi un plan de livraisons à l'Ukraine d'obus et de munitions qui pourrait être porté à deux milliards d'euros. L'armée ukrainienne, qui en tire des milliers chaque jour pour repousser l'envahisseur russe, ne cesse notamment d'alerter sur son manque criant d'obus de 155 mm pour ses canons.

Aucun gain majeur en 2023 pour Moscou ? L'armée russe ne réalisera probablement pas de "gains territoriaux majeurs" en Ukraine cette année, a assuré mercredi la directrice du renseignement américain Avril Haines devant une commission sénatoriale. Selon elle, le président russe pense probablement que prolonger la guerre, avec des pauses dans les combats, "pourrait être la meilleure option qui lui reste pour protéger au bout du compte les intérêts stratégiques russes en Ukraine, même si cela prend des années".

Invitation. Volodymyr Zelensky a invité le républicain Kevin McCarthy, chef de la Chambre des représentants au Congrès des États-Unis, à se rendre à Kiev. Une invitation officielle qui arrive au moment où la contestation commence à monter au sein des conservateurs américains sur l'aide apportée à l'Ukraine. "M. McCarthy doit venir ici voir comment nous travaillons, ce qui se passe, ce que la guerre a fait, ce que les gens combattent maintenant et qui ils combattent. Et seulement après cela, faites-vous une opinion", a ajouté l'Ukrainien. L'élu républicain a indiqué à CNN qu'il n'en avait pas besoin.

Le patron de l'ONU "choqué" par l'exécution d'un soldat ukrainien

Des images "choquantes". En visite à Kiev, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a fustigé la vidéo montrant un soldat ukrainien, prisonnier des Russes, avant d'être abattu par balle. "Les récentes images choquantes d'un soldat ukrainien apparemment sommairement tué sont un rappel tragique que les lois de la guerre doivent être respectées", a estimé le patron de l'ONU. Sur la vidéo, on voit un homme en uniforme militaire mais désarmé en train de fumer une cigarette. Un autre homme, hors champ, dit en russe, sans doute à un camarade : "filme-le". "Gloire à l'Ukraine !", rétorque l'Ukrainien et, immédiatement, des rafales le transpercent. L'homme derrière la caméra lâche alors : "Crève, salaud".

Nord Stream. Mercredi, le parquet fédéral allemand a annoncé avoir fouillé, durant le mois de janvier, un bateau suspecté d'avoir pu servir au sabotage du gazoduc Nord Stream, en septembre dernier. "L'identité des auteurs et leurs motifs font l'objet d'une enquête en cours", a ajouté le parquet, précisant qu'"il [n'était] pas possible pour l'instant de faire des affirmations solides à ce sujet, notamment sur la question d'un pilotage étatique" de l'opération de sabotage. Le renseignement américain évoquait, mardi, un ...
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