VIDÉO - Retraites : le blocage des routes, nouveau mode d'action des grévistes

LCI - 07/03
[VIDÉO] - Les syndicats veulent mettre la France "à l'arrêt" ce mardi. Avec un nouveau mode d'action : des blocages sur les routes.

Les syndicats veulent mettre la France "à l'arrêt" ce mardi.
Avec un nouveau mode d'action : des blocages sur les routes.

Une journée d'action cruciale a lieu ce mardi 7 mars contre une réforme des retraites, voulue par le président Emmanuel Macron, contre laquelle les syndicats prédisent à l'unisson la "mise à l'arrêt" du pays par les grèves et les manifestations. La sixième journée d'actions contre la réforme et son report de l'âge légal de départ de 62 à 64 ans s'annonce massive dans les transports, l'énergie ou dans les écoles. Parmi les nouveaux modes d'action, le blocage sur les routes.

Ce mardi matin, à Caen, le périphérique a été totalement mis à l'arrêt par des barrages de routiers bloquants, générant des kilomètres de bouchons et jouant avec les nerfs des conducteurs. "Manifester, c'est bien, mais il faut laisser une circulation", vitupère l'un d'eux à notre micro. "Moi, j'ai cours ce matin, je ne peux pas y aller. Je suis bloqué", constate une étudiante. 

Dans le Nord, les camions étaient immobilisés quelques minutes. Les voitures, elles, pouvaient passer. Les routiers en ont profité pour expliquer leur mécontentement face à cette réforme qu'ils estiment injuste, à l'instar de Pascal, qui devait bientôt partir à la retraite : "On m'apprend depuis quelques mois, grâce au gouvernement, que je vais reprendre deux ans. J'ai 57 ans, je suis, je suis à la limite de la rupture au niveau physique."

"S'il n'y a personne qui bouge, les choses ne bougeront jamais malheureusement"

Même si la circulation était perturbée dès 6 heures du matin, les automobilistes aussi ont pris leur mal en patience et exprimé leur solidarité : "Ça bloque certaines personnes qui doivent aller travailler, mais s'il n'y a personne qui bouge, les choses ne bougeront jamais malheureusement", dit un conducteur. Sur un autre rond-point, même action coup de poing. Les routiers filtrent les accès de ce centre névralgique pour toute la logistique du Nord : "Le but, justement, c'est non pas de bloquer la France entière, c'est bloquer l'économie (...) pour que le gouvernement revienne sur sa réforme", précise Michel Dollé, dans le sujet en tête de cet article. "Il ne nous entend pas, il n'entend pas les syndicats, il ne nous reçoit pas. Quelque part, [les dirigeants] font la sourde oreille. Donc, nous, on est là aussi pour montrer qu'on est déterminé." 

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Plusieurs dizaines d'actions ont été menées partout ce matin par les routiers. Certaines ont même nécessité la fermeture de bretelle d'autoroute : "En fait, j'ai vu une accumulation de véhicules et ils sont remontés sur la bande d'arrêt d'urgence et ça aurait pu provoquer un accident", détaille un agent de la direction interdépartementale des routes Nord. Mais quelques échauffourées sont à déplorer parmi des personnes qui ont perdu leur sang froid. 

RLV Marion Fiat, Merieme Stiti et Tanguy Joire

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