Le James-Webb commence à prendre le relais du télescope Hubble en renouvelant notre étude des supernovae et des processus de nucléosynthèse qu'il permet. Rappelons que ces explosions injectent dans le milieu interstellaire des noyaux d'oxygène, d'azote et carbone mais aussi de fer, noyaux que le Big Bang n'avait pas produits et qui sont à la base des molécules du vivant.

Les explosions d'étoiles fascinent astronomes et astrophysiciens au moins depuis les temps héroïques des « bâtisseurs du ciel » (notamment Tycho Brahe et Johannes Kepler) pour reprendre les termes de Jean-Pierre Luminet. Ils ignoraient tout alors de ce qu'étaient ces nouvelles étoiles, ces stellae novae brusquement apparues sur la voûte céleste. Il faudra attendre le XXe siècle avec les développements de la physique quantique et de la physique nucléaire pour que les membres de la noosphère fassent la distinction entre nova et supernova d'une part, puis entre supernova de type SN II et supernova de type SN Ia d'autre part, d'abord d'un point de vue observationnel puis théorique.

L’un des articles phares concernant la nature des SN Ia remonte à 1960 et on le doit à Fred Hoyle et William Fowler. Les deux chercheurs avaient compris que l’on était en présence d’explosions thermonucléaires d'étoiles naines blanches contenant essentiellement un mélange carbone-oxygène. Un des sous-produits de ces explosi...
[Courte citation de 8% de l'article original]