Sarah Bernhardt, «divine» et «scandaleuse»

Serge Bressan - LeQuotidien - 05/03
Une triste anecdote : le 22 février 1915, souffrant d’une tuberculose osseuse, cette femme de 71 a...

Plus grande comédienne française des XIXe et XXe siècles, Sarah Bernhardt demeure un «monstre sacré», comme l’avait défini Jean Cocteau. Un siècle après sa mort, livres et expositions lui rendent hommage.

Une triste anecdote : le 22 février 1915, souffrant d’une tuberculose osseuse, cette femme de 71 ans est amputée de la jambe, au-dessus du genou. Et, légende ou réalité, les médecins de s’exclamer : «Qu’est-ce qu’elle ne ferait pas pour qu’on parle d’elle!». Cette femme, alors au crépuscule de sa vie, c’est Sarah Bernhardt, née en 1844 d’une mère courtisane néerlandaise et d’un père inconnu.

Ce 26 mars, on fêtera le centième anniversaire de sa mort. Un siècle déjà, mais elle demeure encore et toujours la plus grande comédienne française. Mieux : la comédienne ultime. Celle pour qui Jean Cocteau lança le qualificatif «monstre sacré».

Enfant, elle a grandi en Bretagne avec une nourrice qui ne parlait que breton. Adolescente, elle revient en région parisienne et se retrouve au couvent, à Versailles. En parallèle, son éducation est complétée par l’amant de sa tante, le duc de Morny, qui l’initie à la sculpture et à la peinture.

Elle découvre...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...