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Vers une réduction "accrue" des maternités en France ?
LCI -
01/03
Un rapport remis à l'Académie de médecine plaide pour une réduction "accrue" des maternités en France.
Elle juge "illusoire" de soutenir des maternités qui réalisent moins de 1000 accouchements par an.
Mais une réorganisation des maternités sur le territoire pourrait dégrader l'accès aux soins pour certaines femmes enceintes.
Un rapport remis à l'Académie de médecine plaide pour une réduction "accrue" des maternités en France.
Elle juge "illusoire" de soutenir des maternités qui réalisent moins de 1000 accouchements par an.
Mais une réorganisation des maternités sur le territoire pourrait dégrader l'accès aux soins pour certaines femmes enceintes.
Un rapport présenté à l'Académie de médecine juge "illusoire" de soutenir les maternités réalisant moins de 1000 accouchements par an et plaide pour une "réduction accrue" du nombre de ces établissements, faute d'effectifs soignants suffisants.
Car comme le reste de l'hôpital, les maternités connaissent des pénuries de personnels. Il s'agit même d'une "crise démographique sans précédent", selon le rapport consulté par l'AFP, et qui explique déjà la baisse continue du nombre de maternités, tombé à 471 fin 2021.
Le regroupement des maternités réalisant moins de 1000 accouchements par an avec les grandes maternités voisines "supprimerait 111 implantations" sur les 452 sites en métropole. Quant à la vingtaine de structures situées en outre-mer, elles doivent "faire l'objet d'un examen particulier".
L'accès aux soins dégradé
Cependant, cette réorganisation dégraderait légèrement l'accès aux soins car la part des grossesses résidant à moins d'une demi-heure de la maternité la plus proche reculerait de près de 5 points, à 89%. L'effet serait toutefois concentré dans les zones montagneuses, "difficiles d'accès et à faible densité de population", tandis que les grandes métropoles comme Paris, Marseille, Lille, Nantes et leurs environs seraient épargnées.
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Mais "seules de grandes structures seront à même de proposer une offre et une qualité de soins exigées par les usagers comme par les professionnels", affirme le rapport qui appelle à "renforcer les moyens humains" de ces services afin qu'ils ne soient plus "caricaturés comme des 'usines à bébés'".
E.R. avec AFP
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