Al-Jazeera a rapporté qu'au milieu de l'accélération des transformations régionales et d'un programme diplomatique égyptien chargé, il semble que la tournée du ministre des Affaires étrangères Sameh Shoukry en Syrie et en Turquie va bien au-delà de son titre humanitaire et va au-delà de ce qui peut être décrit comme une diplomatie en cas de catastrophe.
La visite de Shoukry en Turquie et en Syrie est la première du genre en 10 ans, et elle s'inscrit, selon les observateurs, dans le contexte de l'achèvement d'un long cheminement et d'efforts pour rétablir les relations entre Le Caire et Ankara d'une part, et Le Caire et la régime syrien d'autre part, après avoir traversé plusieurs tournants au cours de la dernière décennie. Le ministre égyptien a commencé sa tournée dans les deux pays par une visite à Damas lundi matin, et il a été reçu à l'aéroport par son homologue syrien Faisal Al-Miqdad.Au cours d'une conférence de presse qui a réuni les deux ministres, Shoukry a indiqué que la visite était "Essentiellement humanitaire, et par solidarité avec le peuple syrien" face aux effets du tremblement de terre, en réponse à une question sur la possibilité pour l'Egypte de rétablir ses relations avec la Syrie dans leur état antérieur. Quelques heures plus tard, Shoukry est arrivé à Adana, et a souligné, lors d'une conférence de presse avec son homologue turc, Mevlut Cavusoglu, que son pays "restera aux côtés de sa soeur la Turquie" et que les relations entre les deux pays monteront au meilleur niveau. La tournée de Shoukry intervient quelques jours après deux appels téléphoniques passés par le président égyptien Abdel Fattah El-Sissi à Bashar Al-Assad et Recep Tayyip Erdogan. À la lumière de cette démarche diplomatique, Al...
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