«Levez-vous, orages désirés. » À cette injonction de Chateaubriand dans René répondait, quelques années plus tard, au XIXe siècle, la lassitude de Baudelaire ne voyant devant lui « qu’un orage où rien de neuf n’est contenu, ni enseignement ni douleur ». Tout voyants qu’ils fussent, l’un comme l’autre ne pouvaient imaginer ce qu’il en serait du XXe siècle, « siècle martyr, siècle blessé, c’est de sang que sa bouche est peinte », écrivait Aragon. D’autres orages s’annoncent. La guerre, les pandémies possibles que pourrait multiplier le réchauffement des terres gelées, la montée des eaux, les incendies géants qui embrasent des milli...
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