Une réunion "historique". Les mots de Jean-Michel Aulas, emblématique président de l'Olympique Lyonnais et membre du Comex de la FFF, concernant le rendez-vous de la plus haute instance du football hexagonal, ce mardi (10h00), sont loin d'être anodins. Après onze ans de mandat à la présidence, 87 boulevard de Grenelle, siège parisien de la fédération sportive la plus puissante du pays, Noël Le Graët devrait passer la main. C'est une ère qui est (vraisemblablement) sur le point de s'achever.
Le "Menhir" du football français, mis en retrait de ses fonctions en janvier dernier, est sur le point de vivre son dernier comité exécutif. C'est en tout cas ce que croit savoir son entourage, sondé par l'AFP. "La démission semble quasiment acquise", assure l'un de ses membres, sous couvert d'anonymat. Un autre évalue à "99%" les chances de voir l'ancien maire de Guingamp se retirer. "J'ai senti, même si ça lui en coûte beaucoup, qu'il était dans cet état d'esprit de faire passer l'intérêt de la Fédération avant son intérêt personnel", abonde Jean-Michel Aulas, interrogé par L'Équipe. "C'est quelqu'un de bien qui a pris conscience que la Fédération pouvait, au gré de ce qui se passe actuellement, être très pénalisée", ajoute-t-il.
Dans un tel scénario, Philippe Diallo, vice-président propulsé président intérimaire, gardera les rênes de la "Triple F" jusqu'à l'Assemblée fédérale du mois de juin prochain. Et il devrait, dans ce laps de temps, avoir du pain sur la planche. "Il y a plein de décisions importantes à prendre dans les jours qui viennent", confirme "JMA", qui évoque "l'arbitrage", le "développement du football féminin" et la gestion du cas Corinne Diacre.
Malgré tout, l'accablant rapport d'audit de l'Inspection générale de l'éducation, du sport et de la recherche (IGESR), rendu le 15 février, n'a pas de valeur contraignante. Les avocats de Noël Le Graët, dont la responsabilité est largement mise en cause par les enquêteurs, ont d'ailleurs dénoncé des investigations "aux allures de réquisitoire", soumise "à une pression politique et médiatique qui n'ont pu que la biaiser". Rien n'assure donc que le Breton, qui s'est jusqu'ici accroché à son poste, démissionne. Un maintien du "statu quo" ouvrirait la voie à des discussions houleuses.
Le cas échéant, certains membres du Comex - l'instance qui dirige, gère, administre, supervise l’ensemble des activités de la FFF et du football français - se sont dit prêts à quitter leur poste pour provoquer des élections anticipées. Lesquelles mettraient, de fait, fin à la présidence de "NLG". Pour qu'un tel scrutin puisse se dérouler, il faudrait que la moitié de ses quatorze membres quittent le navire, selon les statuts.
En parallèle, le Comex va également devoir prendre une décision concernant Corinne Diacre, la sélectionneuse de l'équipe de France féminine, au cœur de la tourmente après la mise en retrait de plusieurs internationales. Là encore, le départ semble une hypothèse plausible.
"Cela me paraît difficile objectivement de lutter contre" la fronde entreprise par certaines cadres tricolores, glisse Jean-Michel Aulas, dans les colonnes de L'Équipe. "Le message dé...
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