VIDÉO - Avec la sécheresse, cet agriculteur doit vendre une partie de ses bêtes

LCI - 27/02
[VIDÉO] - La sécheresse menace toutes les régions de l'Hexagone depuis plusieurs semaines. Chez les agriculteurs, certains sont déjà obligés de sacrifier une partie de leurs cheptels pour ne pas se retrouver en difficulté.

La sécheresse menace toutes les régions de l'Hexagone depuis plusieurs semaines.
Chez les agriculteurs, certains sont déjà obligés de sacrifier une partie de leurs cheptels pour ne pas se retrouver en difficulté.

Pour les passants à Eymet (Dordogne), l'image est inquiétante, voire insoutenable. "Ça me rend malade. Je préfère ne pas regarder mais tout est sec, tout, tout, tout. C'est affolant", déplore une promeneuse à notre micro. En hiver, la rivière Dropt, comme les autres cours d'eau, est normalement à son plus haut niveau. "Je n'ai jamais vu les racines (des arbres). Même en été, on ne les voit pas… C'est très inquiétant parce que cet été, si on a la canicule comme l'année dernière, on va manquer d'eau", craint un habitant du coin.

À quelques kilomètres de là, le lac de l'Escourou n'échappe pas à cette sécheresse hivernale. Son volume d'eau est deux fois moins important que les années précédentes. 

Vendre des bêtes pour éviter des dépenses supplémentaires

Autre conséquence de ce manque de pluie, l'herbe ne pousse plus dans les champs de Laurent Combaud, éleveur de bovins depuis 30 ans. "Ça devrait être tout vert et on devrait pouvoir y mettre des vaches", s'inquiète-t-il dans la vidéo en tête de cet article. Au lieu de brouter de l'herbe, ses bêtes restent à l'étable et consomment ses réserves de fourrage. "Je peux tenir un mois, un mois et demi, sachant que certains types de vaches ont besoin de foin presque toute l'année", confie-t-il.

Pour éviter d'acheter de la nourriture pour ses bêtes, il a décidé de réduire son cheptel. L'an dernier, il avait encore 90 vaches. "On est aujourd'hui à 80 vaches adultes et on diminuera encore un petit peu cette année pour arriver à 75 vaches adultes", détaille-t-il. L'objectif ? "Produire suffisamment de fourrages pour nos animaux et de ne pas avoir à en acheter à l'extérieur". Tout n'est pas encore perdu cette année selon Laurent, mais il faudrait des pluies en abondance pendant tout le mois de mars, et la fin du remplissage des nappes phréatiques. Sans ça, l'été s'annonce catastrophique.

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Actuellement, cinq départements sont déjà en alerte sur au moins une partie du territoire et connaissent des restrictions d'eau, forçant les acteurs locaux à réduire de moitié leurs prélèvements. Il s'agit de l'Isère, du Var, des Bouches-du-Rhône, des Pyrénées-Orientales et de l'Ain.

AL | Reportage TF1 : Yael Chambon, Nicolas Forestier

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