Ce vendredi 24 février, à 22h12, Sami Ellajmi, 34 ans, envoi un SMS : « Je rentre chez moi. Je suis libre ». Une demi-heure plus tôt, il était toujours derrière les barreaux du centre de rétention administrative (CRA) de Nice, mais la voix chargée d’allégresse. Après trois mois de privation de liberté, il allait retrouver sa compagne et ses trois enfants. Le parquet n’a pas fait appel de la décision du juge des libertés qui, dans l’après-midi, a ordonné la libération du père de famille. « C’est un très grand soulagement », confie-t-il au téléphone avant d’être interrompu par un policier venant lui annoncer l’heure de sa sortie. Une dernière audience, le 6 mars prochain, devrait enfin mettre un terme au calvaire judiciaire qu’il vit depuis trois ans à cause de l’acharnement, confinant aux limites du rationnel, des autorités.
Tout commence à l’automne 2019, à Nice, lorsque ce chef d’entreprise en maçonnerie reçoit l’appel d’un ami kurde. Il...
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