Une défaite comme "un coup derrière la tête". Interrogé à la fin du match contre l'Irlande le 11 février dernier qui a vu le XV du Trèfle s'imposer 32 à 19, le troisième ligne Grégory Alldritt n'a pas caché sa déception. "On s'était bien habitué à la victoire, donc aujourd'hui ça fait bizarre", déclarait-il. Cet échec en Irlande a effectivement mis fin à une série de quatorze victoires consécutives et a sanctionné un XV de France, jugé un peu brouillon depuis le début du tournoi.
Je suis déçu.
Greg Alldritt après la défaite de la France contre l'Irlande
Mais au-delà de la performance collective du XV de France, c'est la prestation du joueur lui-même qui a pu étonner depuis le début des Six nations. Normalement omniprésent sur le terrain, le numéro 8 était presque effacé, que ce soit contre l'Italie ou l'Irlande, poussant le staff du XV à le remplacer au cours de la seconde période durant ces matchs.
Contre Dublin, une sortie de ruck loupé de l'international a même permis aux Irlandais de mener une contre-attaque qui s'est terminée par le 3e essai du XV de Trèfle. "Je suis déçu. Je fais cette erreur sur le pick and go qui offre un ballon de turnover aux Irlandais, je ne peux pas être fier de ça parce que je suis exigeant envers moi-même", reconnaissait le joueur lui-même auprès de Rugbyrama.
Greg Alldritt était pourtant arrivé en début de tournoi en pleine confiance, conforté par le Grand chelem lors du dernier tournoi des Six nations ou la tournée d'automne, dans son rôle de cadre et de titulaire indiscutable, à seulement 25 ans. Car depuis sa première sélection en Bleu, en 2019, le Gersois d'origine, formé à Auch et qui évolue en Top 14 à la Rochelle, s'est peu à peu imposé dans le XV de l'ère Galthié.
En novembre 2021, le sélectionneur du XV de France jugeait qu'il occupait, avec Antony Jelonch et François Cros, la troisième ligne "la plus expérimentée et la plus performante individuellement et collectivement". Une place que Greg Alldritt tient toujours, un an plus tard. Régulièrement nommé "homme du match", sa valeur a même été reconnu internationalement puisque que le World Rugby l'a choisi dans son XV monde. Il est désormais considéré comme l'un des meilleurs numéros 8 actuels.
Essentiel dans le vestiaire et sur le terrain, le Rochelais est un roc qui donne tout à chaque match, que ce soit avec les Bleus ou dans son club. Arrivé en 2017 chez les Maritimes, le rugbyman est là-aussi devenu un des éléments majeurs de l'effectif Jaune et Noir. "L'homme est exceptionnel, il est tellement important dans le fonctionnement et la stratégie de notre club, tellement représentatif et fédérateur", déclarait le président du Stade rochelais, Vincent Merling en annonçant sa prolongation pour au moins trois ans, en juin dernier, peu après la victoire de la Rochelle en finale de Coupe d'Europe, offrant au club son premier titre européen.
"Une mauvaise journée, pour Greg Alldritt, c’est 7 sur 10", glissait encore son manager, l’Irlandais Ronan O’Gara, qui n'hésite pas par conséquent à lui faire jouer l'intégralité des rencontres de la Rochelle depuis le début la saison. Une présence indispensable alors que Midi Olympique rapportait que la Rochelle affichait 70% de victoires sous ses ordres, contre un ratio de 40% en son absence.
Mais n'est-ce pas trop pour le capitaine des Maritimes ? Avant le début du tournoi, le joueur était celui qui avait accumulé le plus de temps de j...
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