Jeunesse, naturalisations, vitesse... Comment le XV du Chardon a retrouvé son piquant

LCI - 24/02
[VIDÉO] - Avec deux victoires bonifiées en autant de rencontres, l'Écosse a pris un excellent départ dans ce Tournoi des Six Nations 2023. À quelques mois de la Coupe du monde, et avant de se déplacer en France pour y affronter des Bleus revanchards, les joueurs de Gregor Townsend se mettent à rêver d'un premier sacre dans la compétition depuis 1999. Cette dynamique confirme le retour au plus haut niveau du XV de Chardon, qui récolte (enfin) les fruits d'un long travail de fond.

Avec deux victoires bonifiées en autant de rencontres, l'Écosse a pris un excellent départ dans ce Tournoi des Six Nations 2023.
À quelques mois de la Coupe du monde, et avant de se déplacer en France pour y affronter des Bleus revanchards, les joueurs de Gregor Townsend se mettent à rêver d'un premier sacre dans la compétition depuis 1999.
Cette dynamique confirme le retour au plus haut niveau du XV de Chardon, qui récolte (enfin) les fruits d'un long travail de fond.

Et si c'étaient eux qui remportaient le Tournoi des Six Nations 2023 ? Avec 10 points au compteur, soit autant que l'Irlande qui occupe la tête du classement, les coéquipiers de Finn Russel ont entamé de la meilleure des manières leur compétition. Non contents de s'imposer en Angleterre (29-23) après un match de très bonne facture, ils ont balayé le pays de Galles (35-7) dans un Murrayfield en fusion. Ils se retrouvent désormais en excellente position et peuvent espérer soulever le trophée pour la première fois depuis... 1999, soit avant l'intégration de l'Italie. 

Le plus dur commence toutefois, avec des rencontres à venir contre l'Irlande (12 mars, 16h00), N.1 au classement World Rugby, et surtout un déplacement en France, ce dimanche (16h00, en live commenté sur TF1Info). Une confrontation d'autant plus périlleuse que les Bleus risquent d'être revanchards après leur revers en terres irlandaises (19-32, 11 février), le premier depuis près de deux ans. 

Le XV du Chardon n'a cependant pas à rougir de ses récentes performances contre les tricolores (2 victoires, 2 défaites depuis le début de l'ère Fabien Galthié). Avant de subir la loi de Jonathan Sexton et consorts, la dernière défaite française remontait à un match contre... l'Écosse (23-27, 26 mars 2021). C'est d'ailleurs la seule fois qu'Antoine Dupont et les siens se sont inclinés devant leur public depuis le changement de sélectionneur. Surtout, les Écossais peuvent s'appuyer sur l'énorme travail abattu ces dernières années, qui a ainsi permis de transformer cette équipe à la réputation de "poil à gratter" en véritable poids lourd du rugby continental et de l'Ovalie. 

Une nouvelle génération dorée

Pour retrouver le plus haut niveau, l'Écosse s'est largement appuyé sur sa nouvelle génération talentueuse. La troisième ligne est le meilleur symbole de cette jeunesse triomphante. Le capitaine Jamie Ritchie n'est âgé que de 26 ans. Ses compères Matt Fagerson (24 ans) ou Luke Crosbie (25 ans) ne sont pas en reste. À la mêlée, Ben White s'impose, du haut de ses 24 printemps, comme le titulaire en puissance, aux côtés de l'expérimenté Finn Russell (30 ans). Au centre, Sione Tuipulotu (26 ans) s'est également installé grâce à son profil de perforateur et sa capacité à jouer après contact. 

Cette jeune garde est encadrée par un bon nombre de joueurs d'expérience comme l'incontournable Stuart Hogg (30 ans), à l'arrière, Huw Jones (29 ans), au centre, et surtout la première ligne Pierre Schoeman (28 ans) - George Turner (30 ans) - WP Nel (36 ans). Le tout constitue un cocktail détonnant (et visiblement performant). 

Un jeu moderne qui mise sur la vitesse

Depuis son arrivée à la tête de l'Écosse en 2017, Gregor Townsend a installé un style de jeu léché. Si la ligne arrière n'hésite pas à recourir au jeu au pied dans des situations chaudes, elle privilégie souvent la main avec des relances tranchantes, des courses rapides et une multiplication de passes, notamment après contact. Dans ce registre, le génie de Finn Russell et de Stuart Hogg ainsi que la propreté technique de la paire de centres Sione Tuipulotu - Huw Jones se révèlent particulièrement précieux. 

Mais la plus grande nouveauté - le XV du Chardon ayant toujours été une équipe ambitieuse misant davantage sur le jeu à la main que le pied - est sans doute à rechercher devant. Le temps où le pack écossais ne tenait pas la comparaison face à celui des autres équipes est révolu. Désormais, le huit de devant parvient à amener ce mélange d'impact et de puissance qui permet aux trois quarts de s'exprimer de la meilleure des manières. En mêlée fermée, la première ligne expérimentée Schoeman-Turner-Nel a tota...
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