Le piquet de grève est levé. Menacé d'annulation, le choc Galles-Angleterre, programmé samedi 25 février (à 17h45), à Cardiff, aura finalement bien lieu. En litige avec la Fédération de rugby galloise (WRU), sur fond d'incertitude contractuelle, les joueurs du "XV du Poireau", à bout de nerfs, menaçaient ne pas pénétrer sur la pelouse du Principality Stadium. Le but recherché : profiter de l'exposition du Six Nations pour afficher leur ras-le-bol et témoigner de leur mal-être. Une action jamais vue dans l'histoire du Tournoi, qui aurait eu pour conséquence de mettre péril la rencontre, occasionnant pour la WRU, déjà dans le rouge financièrement, un manque à gagner évalué, selon Wales Online, à plus de 9 millions d'euros.
Preuve de leur détermination, ils ont matérialisé cette menace. Prévue mardi 21 février, à 13h30, l'annonce du XV de départ par Warren Gatland pour défier l'Angleterre a ainsi été annulée une demi-heure avant sa tenue. "La grève est une menace réelle, pas de doute", avait confirmé le sélectionneur gallois, venu s'expliquer un peu plus tard devant la presse. "Mais pour avoir discuté avec quelques personnes aujourd'hui, je suis confiant sur la résolution du problème. Je suis sûr que le match va se jouer."
Et il a eu du nez puisque, devant l'imminence du désastre, un compromis a été trouvé, mercredi 22 février, fin de l'ultimatum fixé par les joueurs. "Je suis heureux d'annoncer, qu'à la suite de discussions intenses tout au long de la semaine écoulée, le match pays de Galles-Angleterre aura lieu comme prévu", a annoncé Nigel Walker, directeur général par intérim de la Fédération galloise. Sur le fond, le litige n'est pas réglé, mais les échanges ont permis de faire retomber la tension pour que la rencontre se tienne normalement. "Les joueurs sont satisfaits, c'est pourquoi le match aura lieu samedi", a indiqué le capitaine gallois Ken Owens. "Nous avons senti que nous devions prendre position, mais les discussions qui ont eu lieu au cours des dix derniers jours ont montré que des solutions pouvaient être trouvées", a salué le talonneur. "Il est décevant que nous en soyons arrivés à ce stade."
Ne pas être la risée que nous sommes en ce moment
Ken Owens, capitaine du "XV du Poireau"
Au cours de cette réunion, les différentes parties ont fait un pas l'une vers l'autre. Sur la règle des "60 sélections", que les joueurs souhaitaient voir disparaître, la WRU a accepté de l'abaisser, avec effet immédiat, à 25. Ainsi, un international évoluant à l'étranger pourra continuer d'être appelé en sélection s'il compte 25 capes. Un nouveau cadre de discussions a aussi été approuvé, incluant l'Association galloise des joueurs de rugby (WRPA), qui aura désormais voix au chapitre. Enfin, sur la question contractuelle et salariale, la Fédération galloise a révisé son nouveau système de rémunération.
Très contesté, il impliquait une base fixe, revue à la baisse, mais complétée par des bonus. Ce modèle aura finalement son pendant "fixe uniquement". Le choix final pour établir le contrat sera laissé à l'appréciation des quatre provinces - les Scarlets (Llanelli), les Ospreys (Swansea), les Blues (Cardiff) et les Dragons (Newport) - et du joueur. "Des progrès significatifs ont été réalisés", a salué le président exécutif du syndicat des joueurs, Ashton Hewitt. "Mais ...
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