Lorsque le robinet s'ouvre pour laisser couler une eau claire et limpide, l'utilisateur ignore combien d'étapes ont précédé son traitement car il y a loin de la coupe aux lèvres. De la nappe phréatique à la carafe, en passant par les canalisations, comment l'eau est-elle rendue potable ? Comment son innocuité est-elle garantie au consommateur ? 

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En France, les deux tiers de l’eau potable produite sont captés dans les eaux souterraines, aussi appelées de nappes phréatiques. Le tiers restant provient des eaux superficielles (rivières, fleuves, lacs, barrages), aussi appelées « eaux de surface ». Une fois captée, l’eau est ensuite acheminée jusqu’à une usine de potabilisation pour être traitée.

Le traitement appliqué dépend de la qualité initiale de l’eau captée, qui dépend généralement elle-même de la localisation du captage ; à noter que les eaux de surface nécessitent habituellement des traitements plus poussés que les eaux souterraines. Jusqu’à présent, pour les eaux souterraines, un traitement physique simple (de filtration et de décantation) et une désinfection suffisaient dans la majorité des cas.

Pour les eaux de surface, un processus plus poussé était nécessaire, associant un traitement physique et chimique, une désinfection et, dans 25 % des cas, un traitement dit d’affinage (avec des charbons actifs ou des membranes) permettant d’éliminer les matières organiques résiduelles et d’améliorer les qualités organoleptiques de l’eau (sa saveur, son odeur, sa limpidité).

Les eaux brutes contiennent en effet divers éléments polluants qu’il est nécessaire d’éliminer. La matière organique, provenant de la décomposition des matière...
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