Bonjour, cher lecteur,
on a parfois l'impression qu'on n'a pas assez de problèmes en Europe. Comme si la guerre d'agression de Poutine, l'inflation, les prix de l'énergie, les réfugiés, le choc climatique et l'extinction des espèces n'étaient pas assez difficiles à gérer jour et nuit. Parfois, il semble que certaines personnes prennent un malin plaisir à transformer des problèmes mineurs en problèmes majeurs, puis à leur présenter des solutions grotesques.
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Le champ le plus vaste de supposées banalités est le langage. Elle grandit avec nos rites et coutumes, elle change au fil des décennies et des siècles. C'est normal. Ce qui est inhabituel, cependant, c'est le zèle des améliorateurs de langage autoproclamés. Ce sont des gens qui travaillent de préférence dans les universités et les ministères, dans les maisons d'édition, les médias et les institutions culturelles et qui ont pris sur eux de plier le langage conventionnel dans l'intérêt du politiquement correct. Parler d'astérisques, de deux-points et d'autres bêtises fait déjà bouillir beaucoup de colère, mais les missionnaires ne s'en contentent pas. Ils en veulent plus. Et sont prêts à sacrifier non seulement des phrases non pertinentes, mais aussi des œuvres d'art à leur folie. Deux exemples de ces derniers jours illustrent à quel point la folie a progressé :
Premièrement, le ministère fédéral de la Santé veut modifier le taux exigé après chaque annonce de mé...
[Courte citation de 8% de l'article original]