En 2018, l’annonce avait émerveillé tous les amateurs d’égyptologie. Au terme de deux ans de fouilles, une équipe d’archéologues, qui œuvrait sur le plateau de Saqqarah, à quelques kilomètres au sud du Caire, mettait au jour 35 momies, 5 sarcophages, un magnifique masque d’argent doré et, surtout, un atelier de momification complet, vieux de 2 500 ans. Un vrai trésor, pour les scientifiques, niché au fond d’un puits funéraire, au cœur de l’immense nécropole de Memphis, première capitale d’Égypte.
Cinq ans plus tard, l’équipe internationale menée par Maxime Rageot, chercheur en archéologie biomoléculaire à l’université de Tübingen, en Allemagne, et principal auteur, publie dans la revue Nature les résultats des analyses de cet atelier datant de la 26e dynastie égyptienne, soit entre 664 et 525 av. J.-C. Et dévoile quelques secrets de l’embaumement dans l’Égypte antique.
La momification s’inscrivait d’abord dans un rituel funérai...
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