"Défaire" la Russie "sans l'écraser", accusations de "crimes contre l'humanité"... le point sur la situation en Ukraine

LCI - 19/02
[VIDÉO] - Emmanuel Macon a affirmé, samedi 18 février, vouloir "la défaite" de la Russie, sans "l'écraser", ce qui ne sera "jamais" la "position de la France". Pour la première fois depuis le début de la guerre, les États-Unis ont accusé Moscou d'avoir perpétré des "crimes contre l'humanité" en Ukraine. Les faits marquants de ces dernières 24 heures.

Emmanuel Macon a affirmé, samedi 18 février, vouloir "la défaite" de la Russie, sans "l'écraser", ce qui ne sera "jamais" la "position de la France".
Pour la première fois depuis le début de la guerre, les États-Unis ont accusé Moscou d'avoir perpétré des "crimes contre l'humanité" en Ukraine.
Les faits marquants de ces dernières 24 heures.

Emmanuel Macron s'explique. "Je veux la défaite de la Russie en Ukraine et je veux que l'Ukraine puisse défendre sa position, mais je suis convaincu qu'à la fin ça ne se conclura pas militairement", a déclaré le président français dans une interview au JDD, au Figaro à France Inter, publié samedi 18 février et réalisée la veille dans l'avion qui le ramenait d'Allemagne, où il a participé à la conférence annuelle de Munich sur la sécurité. "Je ne pense pas, comme certains, qu’il faut défaire la Russie totalement, l'attaquer sur son sol. Ces observateurs veulent avant tout écraser la Russie. Cela n'a jamais été la position de la France et cela ne le sera jamais", a-t-il insisté.

Les États-Unis accusent la Russie de "crimes contre l'humanité". C'est la première fois que Washington porte de telles accusations, en désignant "formellement" Moscou. Au deuxième jour de la conférence sur la sécurité de Munich, en Allemagne, la vice-présidente américaine, Kamala Harris, a dénoncé "les crimes contre l'humanité" commis par la Russie en Ukraine. "Nous avons examiné les preuves, nous connaissons les normes légales et il ne fait aucun doute qu'il s'agit de crimes contre l'humanité", a-t-elle déclaré, après avoir cité le cas d'exécutions sommaires, de torture et de viols par les forces russes, ainsi que "le transfert de force de centaines de milliers de civils ukrainiens" en Russie. "Je dis à tous ceux qui ont perpétré ces crimes et à leurs supérieurs ou complices dans ces crimes : vous en rendrez compte", a-t-elle ajouté, appelant à ce que "justice" soit faite.

Plus de 30.600 cas de crimes de guerre russes recensés. Dans un communiqué séparé, le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, a parlé d'une "attaque généralisée et systématique menée par le Kremlin contre la population civile en Ukraine". Selon lui, en usant de cette qualification de "crimes contre l'humanité", les États-Unis s'engagent à ce que ces membres des forces russes et autres responsables, qui ne sont pas identifiés, "rendent compte de leurs actes" devant la justice. "Il ne peut y avoir d'impunité pour ces crimes", a-t-il conclu. Depuis le début de l'invasion, Washington a documenté ou répertorié plus de 30.600 cas de crimes de guerre commis par les forces russes en Ukraine, a fait savoir le département d'État américain.

Les alliés de Kiev appellent à "redoubler d'efforts"

Washington met en garde Pékin contre toute aide à la Russie. Lors d'un rare échange "franc et candide" à Munich, qui s'est déroulé à l'abri des médias et dans un climat tendu entre les États-Unis et la Chine après l'incident du ballon "espion", le secrétaire d'État américain, Antony Blinken, a prévenu son homologue chinois, Wang Yi. Il l'a mis en garde "les implications et les conséquences" pour Pékin s'il s'avérait qu'il apporte un "soutien matériel" à la Russie dans sa guerre en Ukraine ou l'aidait à échapper aux sanctions occidentales, a indiqué le porte-parole du département d'État, Ned Price, en rendant compte de l'entretien. Par la voix de Kamala Harris, Washington s'était dit "troublé par le fait que Pékin a approfondi ses relations avec Moscou depuis le début de la guerre". "Toute démarche de la Chine visant à fournir un soutien létal à la Russie ne ferait que récompenser l'agression, poursuivre les tueries et saper davantage un ordre fondé sur des règles", avait-elle assuré.

Une victoire de Kiev "pré-condition" à un transition à Moscou. À l'occasion d'une table ronde consacrée au "futur démocratique" russe, des opposants au régime de Vladimir Poutine ont jugé qu'une victoire de l'Ukraine était la "précondition", selon ...
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