Le Pape et l'Ayatollah : un symbole lourd de sens

Atlantico - 14/03
Du 5 au 8 mars, l'Irak a accueilli la visite historique du Pape François, venu à la rencontre de tous ceux qui ont souffert des invasions et guerres successives ainsi que des vagues de terrorisme qui ont marqué le pays ces vingt dernières années. Il est évidemment venu porter un message d'espoir aux chrétiens d'Irak, de plus en plus menacés, puisque le Vatican en estime la population à 300 000 personnes aujourd'hui, contre 1,5 million en 2003.

Dans la perspective de protéger davantage ces fidèles, le Pape s'est rendu à Nadjaf, la capitale du chiisme, qui abrite le mausolée d'Ali – 4ème lieu saint des chiites après la Mecque, Médine, Jérusalem et devant Kerbala – ainsi que le premier séminaire du chiisme duodécimain, devant la ville de Qom en Iran. A Nadjaf vit surtout la plus haute autorité politique et morale de ce courant de l'islam, et sans doute la plus respectée, le Grand Ayatollah Ali Al-Sistani. 

Présentée comme une volonté de la part du Vatican de créer un pont entre le monde chrétien et le monde musulman, cette rencontre inédite, la première du genre ...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...