Aide américaine, "ferme à trolls", espace aérien moldave... Le point sur la situation en Ukraine

LCI - 15/02
[VIDÉO] - Alors que les stocks occidentaux se vident au profit de Kiev, les États-Unis ont annoncé un nouveau contrat d'obus pour l'Ukraine. Pendant ce temps, la Moldavie s'inquiète d'une attaque russe et ferme son espace aérien, sans autre précision. Retrouvez les faits marquants de ces 24 dernières heures dans le conflit en Ukraine.

Alors que les stocks occidentaux se vident au profit de Kiev, les États-Unis ont annoncé un nouveau contrat d'obus pour l'Ukraine.
Pendant ce temps, la Moldavie s'inquiète d'une attaque russe et ferme son espace aérien, sans autre précision.
Retrouvez les faits marquants de ces 24 dernières heures dans le conflit en Ukraine.

"Une bataille pour chaque mètre de terre". "La situation sur la ligne de front, notamment dans les régions de Donetsk et de Lougansk, reste extrêmement difficile. C'est littéralement une bataille pour chaque mètre de terre ukrainienne", a martelé Volodymyr Zelensky dans son allocution quotidienne. Pendant ce temps autour de Bakhmout, ville stratégique pour l'armée russe, les combats font toujours rage. Sur Telegram, Evgueni Prigojine, chef de la milice russe Wagner, a estimé qu'il faudrait du temps avant que la ville ne tombe : "Bakhmout ne sera pas prise demain, parce qu'il y a une forte résistance, un pilonnage, le hachoir à viande est en action".

Un nouveau contrat de Washington. Les États-Unis ont annoncé mardi avoir octroyé un contrat d'armement pour plus d'un demi-milliard de dollars afin de produire des obus de 155 mm destinés à être livrés à l'Ukraine. Les commandes, passées fin janvier par le Pentagone, totalisent 552 millions de dollars. 

Une annonce qui intervient au moment où les craintes se font croissantes sur un épuisement des stocks d'armes des pays occidentaux, et particulièrement des États-Unis, qui multiplient les prélèvements dans les stocks existants de son armée pour aider celle de Kiev à combattre l'invasion russe. "Un jour en Ukraine équivaut à un mois ou plus en Afghanistan", selon Camille Grand, spécialiste de la défense auprès du Conseil européen pour les relations internationales, au New York Times.

Une "ferme à trolls" depuis Saint-Pétersbourg. Evgueni Prigojine, chef du groupe paramilitaire russe Wagner, a confirmé être à l'origine d'une "ferme à trolls". Le surnom donné par la presse russe à l'Internet Research Agency de Saint-Pétersbourg, qui se donne pour mission de relayer la propagande du Kremlin. 

Cette agence est accusée d'avoir mené, notamment par le biais de faux comptes sur les réseaux sociaux et journaux en ligne, des campagnes destinées à défendre la politique de Vladimir Poutine, critiquer les opposants russes, dénigrer la présence française en Afrique ou encore créer la discorde autour du Brexit et des élections américaines. Pour retrouver notre enquête sur le sujet, c'est ici.

La Moldavie s'inquiète et se retranche. Par crainte d'une menace russe, la Moldavie a fermé temporairement son espace aérien, selon la compagnie nationale Air Moldova. "Chers passagers, l'espace aérien moldave est actuellement fermé", a écrit Air Moldova sur Facebook en annonçant l'arrêt des vols. La presse locale a cité des "des raisons sécuritaires" sans plus de précision sur fond de tensions entre l'ancienne république soviétique et Moscou. 

 

Moscou a démenti plus tôt tout "plan de déstabilisation" après des accusations formelles de la présidente moldave, Maia Sandu. "L'objectif est de renverser l'ordre constitutionnel et de remplacer le pouvoir légitime de Chisinau par un pouvoir illégitime", d'après la dirigeante.

C.Q

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